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pages d'actualités:
Décembre04/12: Sarkozy à Rio: rencontre prévue avec le gouverneur de l'Amapá- Lors
de sa visite à Rio pour les diverses raisons énoncées ci-dessous,
Nicolas Sarkozy aurait notamment prévu un rencontre avec Waldes Goes,
pour aborder la question du pont sur l'Oyapock. Les parlementaires
amapaenses, toujours très sensibles aux intérêts des commanditaires de
l'orpaillage clandestin, souhaiterait voir aborder la question des
immigrants brésiliens en Guyane. L'Elysée n'a pas encore fait connaître
sa réponse. La commissions des relations extérieures de l'assemblée
amapense devrait revenir à ayenne le 17 janvier 2009, pour définir une
mission brésilienne à Paris, toujours en 2009. Lors de sa dernière
visite, la commission avait demandé l'ouverture d'une antenne
consulaire à Oiapoque et un canal de communication sur les problèmes
d'immigration. (O Liberal)
04/12: Auto: Les nationales interdites aux jeunes conducteurs- Une
loi récemment votée interdit désormais les nationales (les BR) aux
jeunes conducteurs pendant toute la 1ère année après l'obtention de
leut permis. A savoir, d'autant que la route OIapoque-Macapá est
concernée. Ceci dit, s'aventurer sans expérience sur ces routes
surchargées et pas toujours en bon état pour des trajets de plusieurs
centaines, voire milliers de kilomètres était d'ores et déjà fortement
déconseillé. (O Liberal)
01/12: Sarkozy au Brésil: agenda de la visite de décembre- L'agenda
de la visite annoncée de Nicolas Sarkozy au Brésil (Rio) le 22 décembre
prochain se précise: outre le lancement de l'année de la France au
Brésil, qui sert de prétexte, on poursuivra (concluera?) surtout les
négociations dans le domaine de la défense. Une cinquantaine
d'hélicoptères devraient ainsi être achetés par le Brésil, avec
transfert de technologie, et la construction d'une usine destinée à la
fabrication de sous-marins nucléaires. Accessoirement, on reparlera
(c'est l'arlésienne) du pont sur l'Oyapock, de coopération dans le
domaine de l'éducation.
- Option renforcée par la crise, l'année
de la France au Brésil, prévue entre les 21 avril et 15 novembre 2009,
aura une forte dominante économique. De nombreuses rencontres entre
chesfs d'entreprises seront organisées. Une soixantaine d'opérations
devraient explorer les possibilités de coopération économique entre les
deux pays.
- De juin à octobre, les échanges commerciaux entre
France et Brésil ont augmenté de près de 30% (la France ayant un solde
positif). (du site DCI.com.br)
Novembre30/11: Natal: reportage sur une ex-détenue Guyanaise, exemple de réinsertion- Le
journal de la ville de Natal, haut lieu touristique du Nordeste,
propose sur son site un reportage sur les prionniers étrangers de la
ville: ceux venus officiellement faire du tourisme, et qui finissent en
prison, généralement pour trafic de drogue (18 cas sur 21). Pour
démontrer l'efficacité des programmes de réinsertion proposés, ils
prennent pour exemple la réussite d'un guyanaise d'origine surinamaise.
Embarquée à Natal par un trafiquant hollandais, elle termine en prison,
condamnée à 9 ans. Prise en main dans un programme de réinsertion, elle
se revèle douée pour la couture et se fait remarquer, avec d'autres
pensionnaires, lors de défilés. Aujourd'hui en liberté conditionnelle
grâce à sa bonne conduite, elle reçoit un salaire pour former les
autres détenues et s'investit dans les projets de développement de
cette activité.
- Cliquez pour lire l'article en portugais
25/11: Santa Catarina: au moins 84 morts dans des inondations- Le
Santa Catarina, état plutôt riche du Sud du Brésil, subit en ce moment
de terribles inondations sur tout son littoral, qui auraient déjà fait
au moins 84 morts, dont 20 à Blumenau, la plus allemande des villes
brésiliennes qui fêtait encore il y a peu l'Oktoberfest. Il y aurait
plus de 23.000 sans abris. Un mort a été également répertorié
à Florianópolis, la capitale. Le Santa Catarina est un état au
climat tempéré, un des plus froids du Brésil dans l'intérieur. (Agência
Brasil)
11/11: L'Oyapock au Jornal Nacional de TV Globo
Oiapoque
|
Premier
épisode d'une série de reportages sur les frontières amazoniennes du
Brésil, le sujet diffusé avant-hier soir dans le grand journal de Tv
Globo est assez bien vu, bien que concis. Il montre comment le trafic
d'or, et son blanchiment tranquille, soutiennent l'activité des
garimpeiros, ainsi que les efforts un peu dérisoires de la gendarmerie.
Pas d'excès lacrimaux ou nationalistes, mais une fin teintée de
légéreté typique du "ton Globo": un couple mixte de Saint Georges
accompagnant sa viande brésilienne d'un Bordeaux bien français (hors de
prix au Brésil). - Cliquez pour voir le reportage (fonctionne avec Internet explorer) et lire l'intégralité des commentaires (en portugais)
- Merci à Rémy de m'avoir envoyé le lien, que j'avais déjà cependant et que j'avais simplement tardé à publier.
04/11: Résultats tardifs des municipales- Un
cas de force majeure m'ayant obligé à cesser de travailler sur le site
pendant deux semaines, je vous donne ici les principaux résultats des
élections municipales brésiliennes (deuxième tour le 26 octobre
dernier):
La famille Góes s'impose à Macapá- Les
deux clans dominants de la politique amapaense, les Capiberibe
(représentés par Camilo, fils de l'ancien gouverneur et sénateur) et
les Góes (avec Roberto, cousin de l'actuel gouverneur) s'opposaient
pour ce deuxième tour. Roberto Góes s'impose au final sur un score
très serré: 51,66% contre 48,34 à Camilo Capiberibe, qui reste
député local. Le clan Góes détient désormais l'ensemble des
leviers politiques de l'Amapá.
Duciomar Costa largement reconduit à Belém- Deux candidats plutôt liés à la droite (bien que le PMDB de Priante soutienne en partie le gouvernement)
s'opposaient au deuxième tour. La réélection de Duciomar Costa, du PTB,
est nette avec 59,60% des voix. Une victoire sans doute due aux
nombreuses réalisations de ces dernières années dans les domaines
touristiques et les diverses infrastructures. Le bilan en matière de
sécurité et de social est nettement moins réjouissant.
Réélection de João Castelo à São Luis- Le
maire sortant, crédité d'un bilan positif dans une ville très en
retard, a réalisé un score de 55,84% face au challenger communiste
Flavio Dino (une première à ce niveau dans le Maranhão traditionnel),
dont on entendra sans doute reparler.
Grosses désillusion des "Lulistes" à Rio et São Paulo- Très contestée, l'ex-maire de São Paulo Marta Suplicy, cadre du PT et ministre du tourisme de Lula, a subi un véritable camouflet
en cherchant à reprendre la mairie au sortant Gilberto Kassab, crédité
d'un bon bilan malgré quelques sérieux dérapages. Marta, constamment
sur la défensive pendant la campagne, n'atteint par les 40%
(39,28%) et voit ses perspectives politiques amoindries. Gilberto
Kassab et son mentor, José Serra (gouverneur de l'état) peuvent se
frotter les mains et se préparer à affronter le candidat de Lula aux
prochaines présidentielles.
- A Rio, le score est très serré mais tourne également en défaveur du poulain de Lula:
Fernando Gabeira, du Parti Vert, perd de justesse avec 49,17% des voix
et laisse la ville des cariocas à Eduardo Paes, un cacique du PMDB.
Octobre09/10: Armement: le ministre de la défense brésilien annonce l'achat de 50 hélicoptères français- Selon
le site G1 du groupe Globo, le ministre de la défense, Nelson Jobim, a
déclaré lors d'une visite au Commandement de l'Aviation de l'Armée,
près de São Paulo, qu'un accord serait signé les 22 et 23
décembre prochains avec la France pour l'achat d'au moins 50
hélicoptères destinés aux forces armées. L'officialisation sera faite
pendant la visite de Sarkozy au Brésil, prévue à ce moment. Au moins 17
de ces hélicoptères seront destinés à l'armée de terre et les autres à
l'Aéronautique et à la Marine. L'accord prévoit l'assemblage des
appareils au Brésil, chez le fabricant Helibrás, et inclurait
également l'acquisition et la construction de sous-marins
conventionnels et nucléaires, avec des transferts de technologie. La
même exigence de transferts de technologie s'appliquera au
renouvellement d'avions de chasse, pour lesquels les Rafale de Dassault
sont positionnés. Le ministre semble très ferme sur ce point: "S'il n'y
a pas d'engagement au transfert de technologie, nous ne nous assiérons
même pas à la table de négociation".
08/10: Municipales: grandes manoeuvres en vue du 2ème tour- On prépare déjà fièvreusement le deuxième tour, le 26 octobre, et les premiers ralliements se font connaître.
- A Macapá,
le PC do B, dont le vice-maire Eury Farias était également
suppléant de Fatima Pélaes, éliminée au premier tour, rejoint le camp
de Roberto Goés.
- Près de Belém, une spectaculaire manifestation de protestation des électeurs d'Ananindeua
-principale banlieue de la capitale du Pará- a bloqué la sortie
de la ville, au niveau de l'entrée de la route nationale BR 316, qui
relie la ville au reste du pays. 1500 personnes ont violemment manifesté contre des fraudes pendant le scrutin de cette ville, troisième de l'Amazonie derrière Manaus et Belém en nombre d'habitants. Ils dénoncent un piratage des urnes électroniques,
la photo d'un candidat (généralement le maire sortant ou ses proches)
s'affichant à la place d'un autre en choisissant son nom, les décomptes
de voix de certains candidats divisés par deux en quelques
heures, et le classique achat de voix contre 50R$. Le transport des
urnes électroniques aurait été effectué par des motoboys privés, et non
par La Poste, comme lors des précédentes élections. A suivre...
- VACANCIERS ATTENTION: La loi sèche sera de nouveau en vigueur les 25 et 26 octobre.
05/10: Municipales: second tour à Macapá São Luis et Belém. Elections au premier tour à Fortaleza Santana et Oiapoque- Résultats du premier tour des municipales brésiliennes, à 20h30:
- A Macapá,
le second tour opposera Camilo Capiberibe (PSB), fils de l'ancien
gouverneur, arrivé en tête avec plus de 33% des voix, et Roberto
Goés (PDT), cousin du gouverneur actuel, qui, avec plus de 26%
devance le candidat surprise Lucas (PTB), qui obtient 25% (sur 98% des
votes). Les autres candidats sont très loin (autour de 5%). La
polarisation de la vie politique amapaense autour des deux clans
Capiberibe et Goés semble donc se renforcer. Toujours dans l'Amapá, à Santana, élection au premier tour de Rosemiro (PTB)
avec le score soviétique (et inquiétant) de 95.96%. A Oiapoque Agnaldo Rocha (PP) est élu avec
49.81% devant Miguel do Posto (PT do B)
30.72% et Miltão (PSDB)
19.48%.
- A Belém,
le maire sortant Duciomar Costa (PTB) est bien placé avec plus de 35%
des voix. Son challenger pour le second tour est encore incertain (71%
de dépouillement) entre le candidat Priante (PMDB)
18.39% et Mário (PT)
17.67%.
- A Fortaleza
la maire sortante PT Luiziane Lins se dirige vers une réélection au
premier tour (50,21% des voix sur 98% d'urnes décomptées).
- A São Luis, le second tour opposera le maire sortant João Castelo (PSDB), avec 43.14% à un candidat communiste Flávio Dino (PC do B)
34.20% (résultats sur 95% des votes).
-
Au niveau national, São Paulo
devrait voir s'opposer le sortant Gilberto Kassab (DEM, droite), en
tête avec 35,7, avec l'ex-maire Marta Suplicy (PT), ministre du
tourisme de Lula avec 28,84%. Geraldo Alckmin (PSDB, centre droit),
ex-gouverneur de l'état de São Paulo et ex-challenger de Lula à la
présidentielle semble éliminé avec 23,79%. Chiffres portant sur 38,4%
des voix, mais confirmées par les sondages "sortie des urnes". A Rio Eduardo Paes (PMDB)
31.99% affrontera Fernado Gabeira (PV)
25.71%, un écologiste proche de Lula. Marcelo Crivella (PRB)
, gourou de l'Eglise Universelle du royaume de Dieu, est éliminé avec 18.96% (sur 98% des votes).
- Sources: TSE et G1
04/10: Suspense à la veille des élections municipales- C'est
demain que les Brésiliens choisiront leurs nouveaux maires (prefeitos)
et vereadores (conseillers). Un des enjeux importants sera de savoir si
l'incroyable popularité de Lula profitera aux candidats de son parti,
le PT, ou proches de la base gouvernementale. Désormais crédité de 80%
d'approbation par les sondages, au milieu de son second mandat (un
scrore qui en fait rêver plus d'un ), le président convainc même
les plus réticents, les classes moyennes et supérieures, qui étaient
jusqu'ici volontiers méprisantes envers l'ancien métallo. Ne pouvant se
représenter une troisième fois d'affilée (la constitution n'autorise
que deux mandats consécutifs), on verra si sa propre crédibilité peut
faire élire un autre candidat qu'il soutient, notamment à São Paulo où
il s'investit dans la reconquête de la ville par son parti.
- Dans
l'Amapá, Macapá verra se disputer trois favoris, alors qu'à Santana,
deux candidats bien placés (dont Geovani Borges, frère du sénateur et
remplçant de celui-ci) sont mis en cause par le Tribunal Electoral. Les
militaires surveilleront 5 villes, dont Oiapoque.
- Dans le Pará,
la lutte est serrée entre le sortant (PSDB, opposition) et la candidate
PT. Un débat télévisé tendu a opposé les principaux aspirants au poste
de maire cette semaine.
Septembre28/09: La troupe en renfort pour les municipales
On ressort les urnes (Ph: Ag Br)
|
Il
n'y a pas qu'à Rio qu'on mobilise des renforts militaires pour les
élections municipales du week-end prochain (5 octobre): Une centaine de
communes du Pará et 4 de l'Amapá (Calçoene, Santana, Tartarugalzinho et
Pedra Branca do Amapari) recevront les troupes chargées de veiller au
bon ordre des opérations électorales. Oiapoque bénéficiant déjà de la
présence du régiment de Clevelandia do Norte n'est pas concerné. Des
agressions et des meurtres (notamment dans le Pará) ont déjà émaillé la
campagne, comme à chaque élection locale.- Les Brésiliens
expatriés ne participent pas à ces élections (ils ne sont concernées
que par les présidentielles). Ils devraient bientôt pouvoir élire
des représentants au parlement, sachant que les consulats ont recensé
132.354 électeurs, divisés en 94 zones électorales à l'étranger.
Le plus grand contingent se trouve aux Etats-Unis, avec 44.586
inscrits. Suivent le Portugal (15.804), le Paraguay (3099), l'Argentine
(2752), la Guyane Française (2181), puis l'Australie (1.364), le Liban, 1.187
et l'Afrique du Sud, (509).
- Près
de nous, les enjeux de ces municipales sont surtout de savoir qui
succèdera comme maire de Macapá à João Henrique Pimentel, qui ne
pouvait pas se représenter (trois candidats semblent bien placés et la
campagne semble assez tendue entre Roberto Góes (PDT), Camilo
Capiberibe (PSB), Fátima Pelaes
(PMDB), Lucas Barreto (PTB), Joinville
Frota (PSTU), Moisés Souza (PSC)
et Dalva Figueiredo (PT)),
et si le maire de Belém, Duciomar Costa, sera en mesure de faire un
second mandat. A Fortaleza, la maire sortante PT Luiziana Lins semble
en mesure de conserver la place.
01/09: La Guyane en vedette sur TV Globo
TV Globo s'intéresse à la Guyane Française (Ph: TV Globo)
|
Un
long reportage diffusé vendredi dernier dans l'émission "Globo
Reporter" de TV Globo (une sorte "d'Envoyé Spécial" ) avait pour sujet
la Guyane. L'émission, dans le style toujours un peu superficiel de
Globo, balaie autant les aspects sociologiques (la communauté
brésilienne légale et illégale, le niveau de vie, les intégrations
réussies ou la lutte contre les clandestins) et touristiques (tortues
luths, marais de Kaw, Iles du Salut, CSG, carnaval). Quelques figures
brésilo-guyanaises apparaissent (le gérant du restaurant Rodeio, le
président de l'AFC Job...). Résultat immédiat de l'émission: plusieurs
mails envoyés à Brasilyane demandant quelques renseignements sur la vie
guyanaise. Un reportage un peu plus équilibré, en tout cas, que les
propos
plutôt rapides du sénateur Aloizio Mercadante, ci-dessous. - Cliquez pour lire le compte-rendu ou visionner le reportage par tranches ("blocos") sur le site de TV Globo (en portugais).
Août
28/08: Le salaire minimum passera à 464,72 R$- Nouvelle
hausse importante du salaire minimum brésilien, décidé par la
nouvelle loi de finance: 464,72R$. Cela reste encore trop modeste, mais
à comparer avec les moins de 240 reais mensuels fixés avant l'arrivée
de Lula aux commandes. Il faut encore ajouter le 13ème mois,
obligatoire. Cette nouvelle valeur entrera en vigueur en mars 2009. A
noter qu'un salaire minimum pour les enseignants a été mis en place il
y a quelques mois, pour une valeur de 950 Reais. (O Liberal, Agência
Brasil)
21/08: Brasilia: Un sénateur dénonce "le colonialisme en Guyane et aux Malouines"
Aloizio Mercadante met les pîeds dans le plat (Ph: Ag Senado)
|
Le
sénateur Aloizio Mercadante, un des plus importants cadres du PT, le
parti de Lula, s'est lancé avant-hier dans une dénonciation féroce de
l'existence de deux territoires non-souverains en Amérique du Sud (les
Malouines et la Guyane Française), qu'il a qualifiés "d'enclaves
coloniales". Ces déclarations ont eu lieu au sénat, dans le cadre de
débats sur l'Union des Nations Sud-Américaines, grand projet de
coopération régionale en cours. Il souhaite que soit votée une
résolution dénonçant l'existence de ces "situations coloniales mal
déguisées, difficilement acceptables pour les peuples d'Amérique du
Sud". Il propose également que le Mercosul soulève la question du
statut de ces deux territoires auprès de l'Union Européenne. Le projet
de résolution pourrait être mis au vote lors de la prochaine session
parlementaire, qui commence le 15 septembre prochain. (lien vers l'article sur le site du sénat brésilien)- On
s'étonnera quelque peu de ce raccourci, la situation des Malouines,
clairement revendiquées par l'Argentine, et celle de la Guyane (on ne
connaît pas de revendication brésilienne sur ce territoire, si ce n'est
une élucubration -parmi bien d'autres- du sénateur amapaense Gilvam
Borges, il y a quelques années) étant très différentes. Par ailleurs,
il est étonnant que le sénateur brésilien s'exprime sur cet état de
fait sans même sembler se soucier de l'avis des populations
concernées...
15/08: Pétrole: grand débat sur l'utilisation des revenus- La
découverte récente de gisements de pétrole très importants dans la
couche sous-marine dite "pré-sel" des côtes brésiliennes soulève un
grand débat dans la classe politique et chez les économistes
brésiliens. Ces gisements ne tomberaient en effet pas automatiquement
dans l'escarcelle de la compagnie pétrolière nationale Petrobras (dont
l'actionnariat est largement privé). Le gouvernement songe à créer une
autre structure pour l'exploiter afin de maximiser la part des revenus
revenant à l'état. La première ministre Dilma Roussef a indiqué que le
Brésil, pour éviter la malédiction des pays pétrolier -qui restent
généralement des états désindustrialisés, et donc peu développés et
inégalitaires- devrait investir lourdement dans l'éducation, pour
permettre, par exemple, que tous les Brésiliens passent un minimum de 9
ans à l'école. Certains craignent qu'on déshabille le champion national
et que cet argent soit gaspillé par l'état. Un débat éminemment
politique, et de haut niveau, qui engage l'avenir d'un pays qui devient
progressivement une vraie puissance pétrolière. (Agência Brasil)
05/08: Loi sèche: attention, les alcootests arrivent
- Plutôt bien suivie jusqu'ici, la "loi sèche" -qui
interdit toute consommation d'alcool avant de prendre le volant, ainsi
que la vente d'alcool au bord des routes- menaçait de perdre sa
crédibilité, par la pénurie d'alcootest, notamment dans l'Amapá.
Attention: l'arrivée des appareils ("bafômetros") est prévue pour la
mi-août.
Juillet
-
30/07: Gilberto Gil redevient artiste
-
Gilbert Gil ne sera plus ministre
(ph: agbr)
|
Ne
réussissant plus à concilier ses obligations de ministre de la culture
et sa carrière artistique, Gilberto Gil a décidé de quitter le
gouvernement, dont il est un fidèle ministre depuis les débuts du
premier mandat de Lula. Durant ses six années d'exercice, il aura
beaucoup insité sur la mise en valeur des cultures régionales, tout en
déplorant la faiblesse de son budget. (Ag Brasil)
-
30/07: Aéroports : grève terminée
- Finalement,
un accord a été trouvé entre l'Infraero et les agents des aéroports,
qui évitera une grève compliquée par le retour de vacances des
Brésiliens qui reprennent le travail le 1er août. (Ag Brasil)
-
29/07: Menaces de grèves sur les aéroports brésiliens
- On
saura demain si le syndicat des employés d'aéroports maintient son
préavis de grève. La direction de l'Infraero, organisme gestionnaire
des aéroports, négocie actuellement. Si la grève se déclenchait,
l'aéroport de Belém serait concerné, peut-être aussi celui de Macapá.
Renseignez-vous sur le site de l'Infraero.
- Attention
également: les avions en provenance d'Argentine ont de gros retards, en
raison de la faillite de la société Aerolineas Argentinas et de la
désorganisation des aéroports argentins.
-
20/07: Loi sèche:
désormais, c'est 0 gramme au volant
- Brésil-Norvège:
c'est pareil! La nouvelle "loi sèche"
récemment votée par le parlement est entrée en vigueur et semble
respectée: il est désormais interdit de boire la moindre goutte
d'alcool avant de prendre le volant. Toute vente de boisson alcoolisée
est également interdite au bord des routes, y compris dans les
restaurants.
-
14/07: Les Sarkozy
en Guyane fin décembre ?
- Selon
la colonne de Bernardino Santos, un journaliste de O Liberal (le grand
journal de Belém), le couple Sarkozy souhaiterait se rendre en Amazonie
(Belém puis la Guyane Française) dans la foulée de sa participation au
lancement de l'année de la France au Brésil, en décembre prochain, à
Rio. Après la promenade avec Cecilia, la rencontre avec Lula, voilà
Carla qui viendrait goûter à l'exotisme guyanais, décidément apprécié
du président. A suivre.
-
08/07: Femme noyée
de la Mana: le corps sera exhumé
- Si l'audience
publique du sénat consacrée aux Brésiliens
de Guyane mardi après-midi (hier) s'est déroulée sans les représentants
de l'exécutif, excusés, l'ambassadeur de France au Brésil, Antoine
Pouillieute, était bien présent. Il a déploré la mort
de Nerize
Dias de Oliveira, la femme noyée sur la Mana pendant une opération de
la gendarmerie contre les clandestins fin avril, une mort qu'il a
qualifiée de "malheureuse". Les participants Brésiliens de la réunion
ont réclamé une enquête approfondie sur ce cas, afin de lever les
doutes sur les circonstances de la noyade de cette femme, et éviter que
de tels faits se reproduisent.
-
L'ambassadeur
de France au brésil,
Antoine Pouilleute (Photo: Agência Senado)
|
En plus des faits et des deux versions déjà connues sur ce cas (voir
les articles ci-dessous et en page Actualités
de l'Amapá), il semblerait,
selon les propos du député local de
l'Amapá Camilo Capiberibe (fils de l'ancien gouverneur et
président de la commission des droits humains de l'assemblée amapaense)
qu'elle
ait été enterrée en Guyane
sans l'autorisation du mari, et que le certificat de décès ne donnerait
aucune cause à sa mort. Le député a réclamé l'exhumation du corps pour
déterminer les véritables causes de la mort.
Selon le chef du
Département des Communautés Brésiliennes à l'Etranger du Ministères des
Relations Extérieures, Eduardo Gradilone, l'Itamaraty a exigé des
explications de la Guyane Française, qui a nié toute infraction. Le Ministère attend
désormais l'exhumation
du corps, qui sera prochainement examiné, "ce qui. permettra de
déterminer qui dit vrai, des Brésiliens ou des policiers français".
- L'ambassadeur de
France a indiqué que la France expulse
les étrangers en situation irrégulière de façon digne, mais a ajouté
"qu'il était impossible de garantir que cela se faisait toujours de la
meilleure façon possible". Il a également ajouté, appuyé par
l'Itamaraty, que la collaboration entre le Brésil et la France est
désormais renforcée pour éviter de tels cas, rappelant la mise en place
d'un "téléphone rouge". Par ailleurs, il a évoqué les projets d'accords
bilatéraux pour combattre l'orpaillage clandestin dans la région, pour
la sécurité, la santé, l'éducation et la création d'un centre intégré
transfrontalier. Eduardo Gradilone est allé dans le même sens.
- Le sénateur Papaléo
Paes (PSDB de l'Amapá), à l'origine
de cette audience à la demande de Camilo Capiberibe, ne remet pas en
cause l'expulsion des clandestins par la police française, mais la
façon arbitraire dont ils ont été traités. Il a estimé que tant l'Amapá
que la Guyane sont destinés à avoir de bonnes relations, mais que
l'éloignement de l'un et de l'autre des centres de décisions (Brasilia
ou Paris) "est la cause d'actions barbares des polices responsables des
frontières". Il a demandé que les autorités françaises forment les
policiers à mieux traiter les étrangers qu'ils expulsent. (Information
de l'Agência senado)
- Lien vers l'artcile en portugais
-
07/07: Brésiliens en
guyane: débat au sénat fédéral mardi
-
Le
sénateur amapaense Papaléo Paes
(ph: Agência Senado)
|
Les commissions des droits de l'homme et des relations extérieures du
sénat brésilien tiendront un débat public mardi à Brasilia. L'objectif
est de définir "des actions politiques visant à garantir l'intégrité
physique des Brésiliens travaillant en Guyane", selon la demande du
sénateur amapaense Papaléo Paes, qui ajoute souhaiter "que
cette
audience publique permette d'inciter à trouver des solutions
garantissant une ambiance pacifique entre Brésiliens et habitants de la
Guyane Française". Sont invités le minsitre des Affaires étrangères
Celso Amorim, l'ambassadeur de France au Brésil Antoine Pouillieute, le
secrétaire spécial aux droits humain de la Présidence de la République
Paulo de Tarso Vannuchi et le député amapaense Camilo Capiberibe, qui
préside la commission des droits humains de l'assemblée législative
locale de l'Amapá. (Agência Senado)
-
02/07: Tensions sur
l'immigration: deux Français expulsés
à Rio
- Alors que tous les
pays sud-américains viennent de signer
un accord, excluant le Guyana, la Guyane Française et le
Venezuela, permettant de circuler
entre les pays de la zone sans passeport,
avec une simple carte
d'identité, la
directive européenne
sur l'immigration autorisant jusqu'à 18 mois de détention pour le seul
fait d'être clandestin met le feu au poudre.
Le site internet du
quotidien Libération annonce ainsi que deux
touristes français viennent d'être refoulés à l'aéroport de Rio
par un policier fédéral mal embouché, arguant de la réciprocité de
traitement.
- Vu l'ambiance et le
tollé soulevé par la directive
européenne partout en Amérique du Sud, dont les pays ont toujours très
largement accueilli les émigrants européens, il est prudent de
respecter scrupuleusement
les règles d'entrée et de séjour dans le pays, et de se montrer très
rescpectueux envers les
représentants de l'autorité locale.
- L'article de Libé
-
02/07: Rio:
Séminaire sur les émigrés brésiliens à
l'étranger
- Un séminaire consacré au
vécu des émigrants brésiliens dans leur pays d'accueil
aura lieu à Rio de Janeiro les 17 et 18 juillet prochains. Il
a
pour but de prendre le pouls de cette
population et d'évaluer la façon dont elle est traitée. Des témoignages
de résidents des Etats Unis, d'Europe, d'Australie, du Japon, du
Moyen-Orient d'Afrique ou d'Amérique du Sud seront recueillis, dont un certain nombre venant
de Guyane.
- Seront présents des
représentants du gouvernement, du
parlement fédéral, des ONG, des consuls, des universitaires, des
journalistes. L'objectif est de dresser un état des lieux des
migrations des Brésiliens, des contrôles migratoires, des politiques
publiques du Brésil envers les émigrants et tous les thèmes liés.
Brasilyane y reviendra. (remerciements à Andressa pour l'info)
- la page annonçant l'événement, sur le
site du
Ministère des relations extérieures du brésil.
Juin
-
17/06: Immigration:
la croissance économique sera la
solution
-
De nombreux
problèmes et propositions concernant les
Brésiliens expatriés ont été soulevés lors de la réunion de
la Commission des relations extérieures et de la
défense de la chambre des députés, à Brasilia, cet après-midi, parmi
lesquels ceux de la guyane n'ont été qu'effleurés.
- Les députés de la
commission se sont montrés inquiets
des nouvelles mesures décidées par l'Europe en matière d'immigration.
Le Ministre des Affaires
Etrangères, Celso Amorim, a indiqué que "le rejet des Brésiliens est
une préoccupation du gouvernement". La non-admission de Brésiliens sur
les territoires des Etats-Unis et de l'Europe est de plus en plus
fréquente. En Europe, en un an, les cas de refoulement de Brésiliens
aux frontières (y compris les aéroports) seraient passés de 20 par mois
en 2006 à 20 par jour en 2008.
-

Le
Ministre des Affaires
Etrangères, Celso Amorim
(ph:agbr)
|
La situation est restée
tendue avec l'Espagne, malgré
de récents accords. On se souvient
qu'il y a quelques mois, des touristes brésiliens avaient été refoulés
et expulsés sans ménagement de Madrid, suite à quoi le même traitement
avait été appliqués aux Espagnols partis en vacances au Brésil.
L'Espagne expulse 3000 Brésiliens par an.
- Le Ministre a
rappelé que le
Brésil applique la réciprocité,
et que la mise en place par la Grande Bretagne de visas envers les
Brésiliens se traduirait par une mesure équivalente envers les
Britanniques désirant se rendre au Brésil. celsio Amorim a indiqué que
des équipes du Ministère des Affaires
Etrangères avaient pour mission d'accompagner et d'évaluer les cas de
refoulement de Brésiliens dans les aéroports européens afin d'éviter
les malentendus. Il a également rappelé l'existence de réunions
bipartites concernant les émigrants avec la France, l'Espagne et la
Grande Bretagne.
- Pour le ministre, une
grande partie de la solution se trouve dans l'actuelle croissance
économique du pays -qui
devient lui-même attractif pour une
immigration économique sud-américaine, chinoise et africaine,
notamment- et la création de nombreux emplois qui permettront aux
Brésiliens de trouver sur place ce qu'ils partent chercher à
l'étranger.
- Actuellement, près de
4 millions de Brésiliens vivraient à l'étranger,
les plus grands
contingents se trouvant aux Etats-Unis, au Japon, au Portugal, en
Espagne et en Angleterre.
- Quant à la
situation avec
les pays frontaliers, dont la Guyane, le ministre considère les
conflits existants comme "sporadiques et ponctuels".
Selon lui,
avec ces pays, les relations sont de coopération et d'interdépendance,
alors que "les relations commerciales sont toujours plus intenses, en
plus de liens culturels et d'une tradition d'amitié et de proximité
géographique".
-
Par ailleurs, la
commission s'est accordée sur
différents points concernant le statut des brésiliens de l'étranger:
- La commission a
tout d'abord approuvé la mise au vote
d'urgence d'un amendement consitutionnel sur l'acquisition de la
nationalité brésilienne
par les enfants nés de parents Brésiliens hors du Brésil. Alors qu'il
fallait jusqu'ici se rendre au Brésil pour confirmer les actes de
naissance (ce que de nombreux émigrés ne peuvent pas se payer), il
suffirait de faire la déclaration eux consulats pour que les enfants
conservent leur nationalité brésilienne. Beaucoup d'entre eux la
perdait sans pour autant acquérir celle de leur pays d'accueil -au
Japon, par exemple- et devenaient de ce fait apatrides.
- Les députés
appuient l'idée de la création d'un
"Etat des
émigrants"
qui disposerait de ses représentants à l'assemblée nationale (à la
façon de la France par exemple), ce qui leur permettrait de faire
remonter leurs problèmes au niveau national. Pour l'instant, les
émigrants ne votent qu'à la présidentielle.
- Source des
informations: Agência Camara (agence de la
chambre des députés)
-
17/06: Immigration:
débat cet après-midi à la chambre des
députés de Brasília
- Le débat sur la
situation des émigrants brésiliens,
annoncé il y a
quelques semaines par le sénateur de l'Amapá Papaléo Paes (voir le
29/05 sur la page Actualités Amapá),
se tiendra
cet après-midi devant la Commission des relations extérieures et de la
défense de la chambre des députés, à Brasilia. Le Ministre des Affaires
Etrangères, Celso Amorim, y interviendra. Le débat ne concernera pas
que la Guyane, mais l'émigration brésilienne vers les pays développés
dans son ensemble.
- D'autres questions
seront également abordées, comme les
conséquences de la hausse du prix des denrées alimentaires en Haïti (où
le Brésil coordonne le contingent de l'Onu), ainsi que l'adaptation
brésilienne de la déclration de l'ONU sur les droits des peuples
autochtones. (Agência Brasil)
-
14/06: Immigration
illégale : Coup de filet chez les
Brésiliens de France métropolitaine
- La
police française a opéré cette semaine un coup de filet en région
parisienne contre des réseaux d'immigration illégale d'origine
brésilienne: selon le site de l'Itamaraty (Ministère des relations
extérieures du Brésil) 53 ressortissants Brésiliens seraient détenus,
accusés entre autres de falsification de documents. Certains d'entre
eux seraient déjà libérés, d'autres restent incarcérés, accusés
également d'association de malfaiteurs. Certains détenus en
situation irrégulière seront expulsés au Brésil. Le consulat général du
Brésil à Paris suit l'affaire, dans le souci de veiller aux
conditions de détention et de rapatriement des Brésiliens arrêtés. (du site
de l'Itamaraty)
-
11/06: Immigration
illégale: rencontre à Cayenne demain
- Une
rencontre entre autorités brésiliennes et françaises (représentées par
Yves Jégo, le nouveau secrétaire d'état à l'Outre-mer) doit se tenir
demain à Cayenne. La France y demandera au Brésil davantage d'efforts
dans la lutte contre l'orpaillage et la pêche illégales en Guyane.
usqu'ici, le Brésil a toujours mis en avant ses difficultés logistiques
et financières pour surveiller les 650km de frontières avec la Guyane.
(O povo)
Mai
-
29/05: Année de la
France au Brésil: Sarkozy et Lula en
décembre à Rio
- Les dates des 22 et
23 décembre prochains ont été
arrêtées pour l'ouverture de "l'année de la France au Brésil",
à Rio
de Janeiro, en présence des présidents Luiz Inácio Lula da Silva, et
Nicolas Sarkozy. Entre le 21 avril et le 15 novembre 2009, diverses
villes brésiliennes recevront des animations destinées à montrer aux
Brésiliens les différentes facettes de la France contemporaine et à
développer les échanges entre les deux pays. Selon le bilan tiré de
l'année du brésil en France, en 2005, les touristes français auraient
été 27% plus nombreux l'année suivante. Gilberto Gil, le ministre de la
culture, a rappelé que le Brésil et la France ont des "liens
importants". Ceux qui voudraient participer à ces événements peuvent
encore s'inscrire jusqu'au 31 juillet sur la page
internet du
Ministère de la culture.
(Agência Brasil)
-
28/05: Rio:
Lancement de l'année de la France au Brésil
- Le minsitre de la
culture Gilberto Gil a officiellement
lancé ce matin à 11h l'année de la France au Brésil. La programmation
s'étendra du 21 avril au 15 novembre 2009 et réunira Français et
Brésiliens dans des actions culturelles, scientifiques, économiques et
éducatives. L'amabassadeur de France, Antoine Pouillieute était présent
(Agência Brasil)
-
27/05: Les troupes
brésiliennes en Haïti participeront à
la reconstruction
- Les troupes
brésiliennes déployées en Haïti dans le cadre
de la mission de paix de l'ONU (Minustah) pourront aider aux travaux
d'infrastructures du pays, a indiqué le porte-parole de la Présidence
de la République, Marcelo Baumbach, répondant ainsi à une
demande
du gouvernement haïtien.L'ONU avait déjà demandé au Brésil d'augmenter
ses effectifs du Génie, ce qui va nécessiter l'accord du Congrès
national brésilien. Le président Lula se rendra marcredi en Haïti où,
outre les nouvelles fonctions des troupes brésiliennes, il devrait
évoquer des accords de coopérations dans les domaines agricole,
éducatif, et sociétal. Il se rendra ensuite au Salvador pour rencontrer
le bloc des pays d'Amérique centrale (SICA). (Agência Brasil)
-
25/05: RFO annonce
de nouvelles exigences à l'entrée au
Brésil
- RFO a raconté ce
soir dans son journal du soir (en
ligne sur leur site
dans quelques heures)
la mésaventure d'un groupe culturel guyanais qui devait se produire au
Brésil ce week-end. Ils ont été refoulés en raison de la présenced
d'enfants mineurs, dont les autorisations de voyage n'étaient pas
traduites en portugais. Les agents de la TAF ont indiqué qu'une
nouvelle loi l'exigeait. C'est étonnant car on ne trouve nulle trace
d'unetelle exigence sur le site de l'ambassade du Brésil en France, pas
plus que sur le
site de la TAF, d'ailleurs (qui
se borne toutefois à informer en
portugais sur les voyages intérieurs).
- Ceci
dit, les mineurs voyageant sans l'un de leurs deux parents ont toujours
été sources de problèmes lors des voyages internationaux, ou même entre
les états du Brésil, y compris en bus. Une attestation signée du parent
absent ou des deux parents a toujours été exigée. L'exigence d'une
traduction est nouvelle mais paraît somme toute logique; le fait que
personne n'en ait informé les voyageurs l'est beaucoup moins.
- Voir les formalités d'entrée au
Brésil sur Brasilyane
-
19/05: La veuve de
Jorge Amado est décédée
- Zelia
Gatai, écrivain et veuve de Jorge Amado, est morte vendredi
soir
à Salvador Bahia, à l'âge de 91 ans. Déjà hospitalisée il y a deux ans,
elle rejoint cette fois-ci son emblématique mari. Son corps sera
incinéré aujourd'hui, et ses cendres dispersées dans leur maison du Rio
Vermelho, à Salvador, où elles se mêleront à celles de Jorge Amado,
mort en 2001. Leur demeure devrait devenir un mémorial selon la volonté
des enfants du couple. (Presse brésilienne)
-
17/05: Les pays
lusophones s'accordent sur la réforme de
l'orthographe portugaise
- Les pays de la
"Lusophonie" se sont mis d'accord pour une
réforme commune de l'orthographe de la langue portugaise. Il ne
manquait plus que l'accord de la patrie d'origine (officialisé hier),
dont les autres pays avaient de toutes façons décidé de se passer.
- S'ils subsistera
quelques différences entre le Brésil et
le Portugal (afin de ménager les susceptibilités), l'accord vise
essentiellement à harmoniser les règles en matière
d'accentuation
(l'écrivain brésilien Monteiro Lobato réclamait dès les années 20 leur
suppression dans une préface).
- Pour les Brésiliens,
les principaux changements seront:
| L'alphabet |
Il passera à
26 lettres, par l'inclusion des “k”,
“w” et “y”, jusqu'ici ignorés officiellement. |
| Le Tréma |
Le tréma
disparaîtra, sauf dans les noms propres,
comme Hübner ou Müller |
| L'accent aigu |
Il va
disparaître des diphtongues ouvertes “ei”
et “oi” (dans des mots comme “idéia”, désormais "ideia" et
"jibóia", désormais "jiboia") et dans les paroxytons comprenant
un “i” et “u” toniques, quand ils sont précédés de
diphtongues
(comme dans “feiúra” ---> "feiura") |
| L'accent
circonflexe |
Il disparaît
dans les mots à double “o”, comme
"vôo" et "enjôo" (-->"voo", "enjoo") et dans les conjugaisons à
double “e”, comme "vêem" et "lêem" (--> "veem", "leem"). |
| l'accent
différentiel |
On
n'utilisera plus l'accent pour différencier
des mots polysémiques comme: “pára” (verbe arrêter) de “para”
(préposition pour) ou “pêlo” (nom pelage) de pélo
(verbe peler) et pelo (préposition contractée avec l'article par+le) |
| Tiret |
Il disparaît
dans les mots composés dont le
deuxième élément commence par “r” et “s”, comme
“anti-rábico” et “anti-semita”, qui deviennent donc “antirrábica” et
“antissemita”. Le tiret est maintenu quand le préfixe se termine en
“r”, comme dans
“inter-racial” |
- Les Portugais se
rapprochent un peu de la version
brésilienne puisque les lettres non-prononcées disparaissent, comme le
"c" dans acto, direcção et selecção, et le "p" dans excepto et baptismo.
- Malgré tout, le
Portugal continuera d'orthographier
"polémica"
et "génesis" avec un accent aigu – le Brésil persistant à préférer
l'accent circonflexe. A quoi tiennent les fiertés nationales... (Avec
Agência Brasil)
-
17/05: Le changement
de sexe remboursé par la sécu
jusqu'à la fin de l'année
- Le Ministère de la
Santé a annoncé le que le SUS (Système
Unique de Santé, équivalent très basique de notre sécu) ferait des
opérations de changement de sexe gratuitement, jusqu'à la fin de
l'année. Valable uniquement pour passer du sexe masculin au sexe
féminin, cette opération chirurgicale sera effectuée dans les hôpitaux
publics. La représentante a expliqué devant la 1ère Conférence sur les
politiques publiques destinées au Gays, Lesbiennes, Bisexuels,
Travestis et Transexuels de Rio que "ceux qui considèrent que ce n'est
pas une priorité de santé publique ignorent la souffrance de ceux qui
vivent cette situation. Le coût ne sera de toutes façons pas très
élevé, car les demandeurs ne sont pas très nombreux". (Agência Brasil)
-
14/05: La veuve de
Chico Mendes quitte le gouvernement
-

Marina
Silva, démissionnaire
(ph:agbr)
|
Ministre
de l'environnement emblématique du gouvernement Lula, Marina Silva,
veuve du leader écolo-syndicaliste Chico Mendes, assassiné par les
fazendeiros destructeurs de la forêt amazonienne en décembre 1988, a
décidé de démissionner du gouvernement Lula. Sans se désolidariser du
chef de l'état, elle juge ne plus pouvoir continuer à lutter contre la
déforestation en tant que ministre. Elle poursuivra ses combats pour
l'environnement et la défense des peuples traditionnels de la forêt au
sénat.
- Elle est remplacée
par Carlos Minc, actuel secrétaire de
l'état de Rio à l'environnement. (Agência Brasil)
Avril
-
25/04: Amazonie:
Chamboulement des fuseaux horaires
- D'ici
60 jours, le paysage horaire passablement compliqué du Brésil aura
changé, par la grâce d'une loi votée au parlement. Rappelons que jusque
là, l'existence de quatre fuseaux horaires dans le pays était
compliquée
du fait que certains états, comme le Pará, comptaient eux-mêmes deux
fuseaux (une heure de moins à Santarém qu'à Belém), et que seul le Sud
du pays appliquait un horaire d'été et un horaire d'hiver. Pas toujours
évident de s'y retrouver à l'heure des programmes télé ou d'une
correspondance aérienne.
- Voilà donc un début
de simplification,
par la suppression d'un fuseau, concernant l'état de l'Acre, en même
temps que l'heure du Pará se trouve unifiée (par le décalage à la
frontière de l'Amazonas de l'application du changement de fuseau). Une
simplification -toute relative- qui a eu pour principale cause la
difficulté de respecter la loi concernant l'interdiction de certains
programmes télévisés en dessous d'une certaine heure, vu les
différences existant jusque là. (Agência Brasil)
-
13/04: Roraima:
Tensions entre colons et autochtones
-

Intervention
de la Police Fédérale,
Roraima, Raposa Serra do Sol (ph: Agbr)
|

Les
militaires appuient la PF
(ph:agbr)
|
La création d'un territoire autochtone dans le Roraima (Etat dont la
capitale est Boavista, à l'extrème Nord du Brésil, à la frontière avec
le Guyana et le Venezuela), sur la zone appelée "Raposa Serra do Sol"
se traduit par de très fortes tensions entre colons et Amérindiens. En
débat depuis longtemps, la définition de la "réserve" a été récemment
tranchée par le président Lula au profit des peuples autochtones. Selon
la loi, les colons installés sur zone parfois depuis de nombreuses
années doivent quitter les lieux, strictement réservés aux autochtones,
désormais. Essentiellement dédiés à la riziculture, les colons s'y
refusent, d'autant que les cours du riz sont en augmentation. Des
escarmaouches ont déjà eu lieu entre Autochtones et colons, ainsi
qu'entre colons et policiers fédéraux. Les autorités locales sont
également hostiles au projet voté par le parlement fédéral. La
situation est donc tendue, et la police Fédérale, appuyée par l'armée,
a envoyé des renforts massifs, le problème étant d'obtenir le respect
de la loi sans que la situation dégénère. (Avec Agência Brasil)
- A noter que d'autres
mesures favorables aux autochtones
du Roraima sont contestées par les acteurs économiques de l'état local:
le fait que la nationale reliant Boavista à Manaus soient fermée la
nuit pour protéger les activités traditionnelles, par exemple.
-
13/04: Election de
Miss Brasil 2008 ce soir
- C'est ce soir que la
nouvelle Miss Brasil sera élue. Le
concours sera diffusé en direct ce soir, à partir de 20h30, sur la Rede
Band (généralement sur le canal 3 du satellite brésilien). Ci dessous
les portraits des candidates.
-
-
10/04: Futebol:
l'Euro diffusé sur Tv Record
Les
possesseurs de paraboles
brésiliennes, qui pouvaient déjà assister aux matchs des championnats
allemand, anglais, espagnol, italien et portugais, ainsi qu'à la Coupe
de France (si, si, sur Tv-Esporte Interativo) ou à la Ligue des
Champions sur la Rede Record (sans compter les matchs internationaux et
le championnat brésilien) pourront se réjouir et se gaver encore
davantage de foot gratis. La Rede Record a en effet annoncé la
diffusion de l'Euro sur ses antennes au mois de juin.
- A toutes fins
utiles, on rappelle l'existence d'un petit
lexique football
sur la page Culture).
Mars
-
25/03:
L'enseignement de l'histoire et de la culture
autochtones rendus obligatoires
- La 10 mars
dernier, Lula contresignait une loi
instituant l'obligation d'enseigner l'histoire et la culture
autochtones dans le premier degré. S'il existait déjà un tel texte pour
l'histoire et la culture africaine et Afro-brésilienne, l'inculsion
dans les programmes de la thématique spécifiquement indigène est une
nouveauté. Le contenu de l'enseignement et les supports dont
disposeront les enseignants en classe et durant leur formation restent
toutefois à définir.
-

indiens
Kayapo en 2006 (ph: Agbr)
|
Ceci dit, l'incusion de cet enseignement, s'il donne matière à
réflexion sur les contenus de nos programmes scolaire guyanis, restera
de faible portée tant que l'école publique brésilienne restera aussi
indigente: trois à quatre heures de cours par jour seulement
-quand tout va bien- en rotation horaire, des conditions d'enseignement
lamentables, des professeurs au niveau très insuffisant dans nombre de
régions, au salaire parfois très bas (une loi récente, encore à
confirmer propose d'imposer un seuil minimal de salaire de... 950R$ par
mois, soit 400 Euros environ, ce qui constituera un progrès dans
beaucoup de réseaux municipaux d'enseignement).
Février
-
16/02: Cinéma: Le
film "Tropa de Elite" gagne l'Ours d'Or
à Berlin
- Communément
considéré comme un-des quatre principaux festivals de cinéma du monde
avec Cannes, Venise et le Sundance aux Etats Unis, le festival de
Berlin a décidé d'offrir cette année sa principale récompense, l'Ours
d'Or, au film brésilien Tropa de Elite. Racontant les exploits d'un
policier hyper-violent contre les trafiquants de drogue des favelas de
Rio, il a suscité des polémiques, notamment par des scènes de tortures
policières copieusement applaudies en salle au Brésil, tout juste vingt
ans après la fin de dictature militaire. Visiblement, le discours tenu
par le film a également séduit le jury de Berlin...
-
12/02: Deux
présidents à Saint- Georges de
l'Oyapock: les photos
- A défaut d'autre
chose, cette rencontre aura permis
quelques belles photos (de l'Agência Brasil):
-

Lula
et Sarkozy devant les drapeaux
(ph:
Agbr)
|

Lula,
Sarkozy et de bien belles
lunettes
(ph: Agbr)
|
Bain
de foule de Lula à Saint-Georges (ph: Agbr)
|
-
12/02: Rien de très
concret sur l'Oiapoque
-

Lula
et Sarkozy
penchés sur la maquette du
pont de l'Oyapock (ph: Agbr)
|
Le
déplacement d'un quart de deux gouvernements à Saint Georges de
l'Oyapock n'aura guère servi qu'à entériner des décisions déjà prises
depuis longtemps (le pont) ou à affirmer des volontés "en
l'air".
Rien de définitif n'a été signé: ni accords de défense, ni
université, ni coopération transfrontalière (dont les termes ne
devraient être arrêtés et signés qu'en mai), Ingrid Betancourt doit
être bien contente de savoir qu'on a parlé d'elle à la mairie de Saint
Georges aujourd'hui... Beaucoup de bruit pour rien et, comme
d'habitude, les chiens aboient et la caravane passe, laissant deux
états (Amapá et Guyane), qui auraient tout à gagner à coopérer,
continuer à se tourner le dos. A part ça le pont -cette arlésienne- est
confirmé pour 2010, mais ça on le savait déjà. Pour si peu de tangible,
une vidéoconférence aurait sans doute pu suffire...
-
12/02: Lula et
Sarkozy à Saint-Georges
-

Lula
et Sarkozy en
septembre 2007 (ph: agbr)
|
Les deux présidents se rencontrent aujourd'hui à Saint-Georges. Un
voyage qui ne fut pas de tout repos, côté brésilien: Si Lula arrive
bien accompagné du ministre de la défense Nelson Jobim (pour discuter
sous-marin nucléaire et avions), de celui des transports, Alfredo
Nascimento (pour le pont), de l'environnement, Marina Silva (parcs
nationaux), et celui des relations extérieures par interim, Samuel
Pinheiro Guimarães. Le gouverneur de l'Amapá, Waldez Góes, était aussi
attendu. Quant au ministre de l'éducation, Fernando Haddad (sans doute
appelé à discuter de la future université binationale de la
biodiversité), il risquait de rester coincer à Belém à cause du mauvais
temps (il pleut des cordes sur Belém ces temps-ci). (avec Agência
Brasil)
- lire aussi en page
Amapa
-
03/02: Images de
Carnaval
- Le
carnaval bat son plein partout au Brésil: Quelques images
proposées par l'Agência Brasil.
-

Salvador:
Bahianaise au Pelourinho
|

olinda:
géant dans la foule
|

Rio:
déguisements à Ipanema
|
-
03/02:
France-Brésil: rencontres au plus haut niveau
- <

Lula et
Sarkozy au G8
|
Alors
que la présidence brésilienne (le "Planalto") confirme que la rencontre
avec Sarkozy et Lula se tiendra bien le 12 février, le ministre de la
défense nelson Jobim est actuellement en tournée en France pour
discuter achat de Sous-Marins pour les forces navales brésiliennes. Si
Nicolas Sarkozy a annoncé que l'orpaillage clandestin serait au menu
des discussions entre lui et Lula et qu'une convention pourrait alors
être signée, les services de Lula ne confirment rien et n'évoquent
aucun thème précis pour l'instant. C'est sûrement un point assez
délicat pour le président brésilien, dont les alliés politiques dans
l'Amapá sont parfois liés aux orpailleurs. A suivre...
Archives
Deux ans de nouvelles sur
le Brésil restent accessibles
à tous.
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Fil d'infos en
portugais "ao vivo"
-
Autres fils d'infos
"ao vivo" en portugais:
-
Les liens en
portugais pour s'informer:
-
Quotidiens:
- Jornal
do Brasil:
Bon site, très lisible, complet mais moins "chaud" que le
précédent; remis à jour
quotidiennement (Brasilia).
- Estado
de Sao Paulo:
Agence de presse du journal, constamment remise à jour;
moins
complète mais plus lisible que la Folha (Sao Paulo).
-
Hebdos:
- Carta Capital:
Hebdo
indépendant, petit dernier sur le marché. Plutôt à gauche et
indépendant des grands groupes, ce qui est rare dans la grande presse
brésilienne.
- Istoé:
Magazine hebdomadaire; un peu sensationnaliste
mais
riche et varié. Tendance anti-Lula de plus en plus marquée.
- Epoca:
Hebdo
du groupe Globo; accès trop restreint pour les
non-abonnés.
- Veja:
Autre hebdo d'actualités d'un groupe concurrent. Considéré comme proche
du PSDB et donc anti-Lula.
-
Agences/Sites infos
- Agência
Brasil: Agence d'informations
publique
dépendant de l'état fédéral.
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