Juin 200917/06: Curiau: l'épidémie de peste porcine s'étend- On
compte désormais plus de 300 porcs morts suite à une épidémie de peste
porcine dans les élevages extensifs traditionnels de Curiau, près de
Macapa. Les autorités commencent à abattre les bêtes et à distrubuer
des vaccins aux éleveurs, car on craint l'extension aux régions
voisines: les bêtes sont élevées en liberté et donc difficiles à
contrôler et à ciconscrire. (G1)
10/06 : Curiau: une épidémie tue 180 porcs- On
apprend ce soir la mort de 180 porcs, probablement victimes d'un virus
-qui ne serait pas la fameuse grippe porcine- dans un élevage de Curiau
(à 10km de Macapá), où les bêtes étaient élevées de façon extensive et
traditionnelle. Des viscères ont été envoyées pour analyse à un
laboratoire spécialisé de Recife (il n'y en a aucun dans la région Nord
du Brésil !). Les symptômes, selon un vétérinaire qui a constaté les
dégats, pourraient faire penser à divers virus: peste porcine,
érésipèle porcine ou salmonellose. (Portal Amazônia)
10/06: Oiapoque: La rencontre internationale accouche de la souris attendue- La
rencontre internationale guyano-amapaense à Oiapoque, pompeusement
annoncée dans quelques medias amapaenses a tenu ses objectifs: faire un
peu de promotion à ses initiateurs politiques, le député local Paulo
José et le président de l'assemblée d'Amapá Jorge Amanajas. Pour le
reste, on s'en est tenu au baratin habituel (yakafokon), et le niveau
de représentation montrait bien qu'il ne pouvait rien sortir de cette
réunion: le Brésil n'envoyait donc que des élus locaux surtout soucieux
de faire croire à l'électeur qu'ils s'activent, et la Guyane Fabienne
Mathurin-Brouard, maire de Saint georges et dépourvue de toute
compétence en matière de coopération transfrontalière, et le président
de la CCI venu passer une demi-journée décontractée à la frontière.
Seul enseignement de la journée: les gendarmes de Saint-Georges font
toujours dans la dentelle, comme quand ils menacent d'expulser une
équipe de journalistes brésiliens venus couvrir "l'événement" à leur
débarquement sur saint-Georges (alors même que l'équipe d'RFO passait
la journée à Oiapoque sans visa ni souci)...
10/06: Route Br 156: arrestation d'une bande de pirates- Une
bande qui attaquait les véhicules sur la route Oiapoque-Macapá a été
démantelé par la PF la semaine dernière. Basée dans la région de
Caciporé, elle était notamment responsable du pillage d'un camion sur
la route fin mai (voir ci-dessous, le 24/05). La police a indiqué
surveiller étroitement la route depuis plusieurs mois et prévoit encore
des arrestations. (Correaneto)
Mai 200930/05: Oiapoque: Exposition sur les Indiens Wayampis au musée Kuahi

Oiapoque: Musée Kuahi
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Pour une fois, il sera possible de faire un peu de tourisme
culturel à Oiapoque (plus connu pour des activités davantage terre à
terre...): l'exposition Jane Reko Mokasia - Organisation Sociale
Wayampi (Wajãpi en vo), inaugurée le 29 mai, propose de découvrir la
vie sociale de ce peuple autochtone au musée des peuples indigènes
Kuahi. Préparée par des chercheurs et des professeurs Wayampis, cette
exposition inclut des éléments de l'exposition "Les Wayampis, temps et
espace en Amazonie", montrée au Musée de l'Indien de Rio de Janeiro, de
2002 à 2006. De nombreuses institutions ont participé à sa conception.
26/05: Fleuve Oyapock: opération anti-orpaillage côté Brésil

Une barge sur l'Oyapock
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Une vaste opération de lutte contre les orpailleurs clandestins
se déroule en ce moment, depuis une dizaine de jours, dans le parc des
Tumuc-Humac, notamment le long de la rive brésilienne de l'Oyapock. Une
trentaine de policiers fédéraux ainsi que 250 militaires ont été
envoyés, notamment vers vila Brasil et Ilha Bela (bases arrières des
orpailleurs clandestins près de Camopi). L'opération Simbiose engage également des agents de la Receita
Federal, de l'Ibama (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente dos Recursos
Naturais Renováveis, organisme ministériel chargé de la protection de l'environnement)
et de l'institut Chico Mendes. Selon la PF, dès hier, de lourdes
saisies ont été effectuées, notamment à Ilha Bela (des armes, des
radios-émetteurs, 1200 litres de gazole, des batteries...). Sur
l'Oyapock, ce sont des moteurs hors-bord et deux jet-skis sans
documents en règles qui ont été saisis. D'autres armes et du matériel
d'orpaillage aurait également été saisi dans des zones d'exploitation
clandestines en zone protégée, côté brésilien. Des barrages ont été
montés dans l'Amapá, autour de Calçoene, pour lutter contre la
contrebande de marchandises. (Agência Brasil)
24/05: Oiapoque-Macapá: Attaques sur la route

La br 156 au niveau de Calçoene
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La récente intervention d'un député local à l'assemblée de
l'Amapá, réclamant davantage de surveillance sur la route BR 156, dans
les alentours de Cassiporé (environ 120 km après Oiapoque), met en
lumière le fait que les attaques ont repris sur la route. Selon le site
Correaneto.com.br, trois attaques ont été rapportées par des victimes
depuis la fin avril: Un convoi de trois véhicules a ainsi fait la
rencontre d'un homme armé qui a tenté de les arrêter sur le piste. Les
véhicules fonçant, ils ont essuyé des coups de feu, avant, ensuite, de
devoir contourner un arbre abattu au milieu de la piste. Début mai, un
chauffeur de camion, en panne, s'est fait frapper et dévaliser dans la
même zone. Enfin, vers la mi-mai, un groupe de cinq personnes venant de
Guyane Française se serait fait attaquer et voler 10.000 Euros en
liquide. (Correaneto)- Cette zone, située entre la fin de la
partie asphaltée à la sortie d'Oiapoque et le carrefour de Calçoene
reste la plus dangereuse et la moins aménagée de la région. Il convient
surtout d'éviter d'y circuler la nuit. Rappelons aussi que si on
transporte de l'argent liquide ou des objets de valeur, il convient
d'être très discret à Oiapoque et, notamment, d'éviter la station
service au bord du fleuve, repère de tous les mafieux du coin. Ceci dit
les guyanais munis du minimum et d'une carte de crédit sont beaucoup
moins intéressants que les orpailleurs de retour au pays avec leur
salaire payé en liquide ou en or...
10/05: Infrastructures: foire au pognon dans l'Amapá

une pororoca de corruption déferle sur l'Amapá
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A ceux qui voudraient comprendre pourquoi les travaux
d'infrastructures ne se terminent jamais, ou seulement après des années
et de multiples interruptions dans l'état voisin (les exemples sont
nombreux: route BR156, aéroport, Beira Rio de Macapá, Beira Rio
d'Oiapoque, jetée sur l'Amazone...), l'exemple de Laranjal Do Jari est
édifiant. Dans cette ville très pauvre, située à la limite du Pará, sur
une berge du fleuve Jarí, tous les projets lancés par le gouvernement
sont soit interrompus, soit reportés pour causes d'irrégularités
multiples et de surfacturations énormes. - Ainsi, le pont
qui devait enjamber le fleuve Jarí et permettre une liaison terrestre
avec la ville paraense de Monte Dourado reste-t-il inachevé: le marché,
passé en 2003 prévoyait un coût de 20 millions de Reis: aujourd'hui,
seuls 39% des travaux sont achevé, et on parle de 4,5 millions de
détournements. Entre autres joyeusetés, les contrôleurs ont appris que
le lieu d'ouverture des offres lors de l'attribution du marché avait
été changé au dernier moment, de sorte que seule la société
attributaire soit présente...
- Une passerelle en béton,
financée pour plus d'un million de reis, est restée inachevée, 50% des
travaux ayant été realisés alors que 70% de l'argent a été versé. Les
habitants ont dû réaliser eux mêmes un accès en bois pour utiliser
l'existant...
- Plus grave encore, le relogement promis aux
habitants par le gouvernement amapaense lors du terrible incendie qui
avait ravagé la ville en 2006 (voir plus bas dans les archives) reste
encore à l'état de projet. L'appel d'offres pour la construction des
751 maisons prévues a dû être suspendu tellement les irrégularités
étaient flagrantes. (source: Portal da Amazônia)
- Voilà comment
se passent les choses chez nos voisins amapaenses, comment celui-ci a
réussi à faire partie des très rares états du Brésil à connaître une
croissance négative ces dernières années, comment la misère et le
sous-développement s'y perpétue.
Avril 200910/04: Oiapoque: saisie de bois illégal destiné à la Guyane- Dans
le cadre d'une grande opération de lutte contre l'exploitation illégale
du bois d'Amazonie, la police Fédérale a monté des barrages sur la BR
156, mercredi 8 avril; bilan de l'opération: l'interception d'un camion
chargé de bois d'origine inconnue, et la perquisition de l'entreprise,
à 15km d'Oiapoque ou des centaines de mètres cubes de bois ont été
saisis, ainsi qu'un tracteur d'origine étrangère (probablement
guyanaise) non déclaré. on soupçonne les propriétaires de destiner ce
bois à l'exportation vers la Guyane. Le conducteur du camion risque un
an de prison et des amendes.
- Dans le même temps, plus de 300 camions ont subi le même sort dans le Pará. (Portal Amazônia)
07/04: Problèmes frontaliers: rencontre à Oiapoque en juin- Une
"rencontre internationale" est annoncée les 3 et 4 juin prochain, au
forum d'Oiapoque, pour débattre des problèmes des émigrants brésiliens
et de leur statut, notamment dans la perspective de l'ouverture du pont
en 2010 (?). Pour l'instant, seuls sont annoncés Paulo José, le député
local de l'Amapá, président de la commission des relations extérieures
et de la défense de l'assemblée locale, le maire d'Oiapoque
Aguinaldo Rocha, et celle de Saint Georges, Fabienne Mathurin Brouard
(dont le nom est de plus en plus écorché dans la presse amapaense).
Autant dire que les personnes annoncées n'auront guère d'autres
pouvoirs en matière d'immigration que celui de parler...
Mars 200922/03: Macapá : reprise annoncée des travaux de l'aéroport- L'Infraero
(organisme en charge des aéroports au Brésil) annonce la reprise dès
lundi 23 mars des travaux de l'aéroport international de Macapá,
suspendus depuis de longs mois pour diverses irrégularités financières.
La première tranche de cette nouvelle phase sera la toiture de
l'aérogare, puis le parking des avions et l'urbanisation du site.
- Le
projet a été modifié et amplifié au passage, et comporte désormais la
construction d'une deuxième piste parallèle à la première, ainsi que
des unités d'embarquement mobiles qui n'étaient pas prévues au départ.
Cette fois-ci, le Trbunal des Comptes aurait libéré le chantier.
(Jornal do Dia)
- A suivre donc, notamment par l'ami Thierrybrasil, riverain des lieux.
22/03: Coopération transfrontalière: lutte contre la pêche clandestine- Les
marines française et brésilienne se sont jointes pendant une semaine,
du 13 au 20 mars, dans une opération de lutte contre la pêche
illégale dans l'estuaire de l'Oyapock. Baptisée "Aïmara", elle a permis
l'arraisonnement de nombreuses embarcations (11), la destruction de
dizaines de kilomètres de filets, la saisie de trois tonnes de poisson.
(Jornal do Dia)
13/03: Pont sur l'Oyapock: fuites sur le résultat de l'appel d'offre- Alors
que cinq consortium postulent à l'appel d'offre lancé pour la
construction du pont binational sur l'Oyapock (dont un comprenant la
société Nofrayane), le Jornal do Dia, quotidien de Macapá, annonce une
information dont la source serait à Brasilia: le vainqueur serait le
consortium Arteleste Construções Ltda, dont l'offre serait moins
disante de cinq millions. Le groupe aurait proposé de faire l'ouvrage
pour 53 millions de Reis, contre 58 millions prévus. Les travaux
doivent débuter dès avril pour une durée de 20 mois, afin de se
terminer en 2010, pile poil pour les prochaines élections
présidentielles au Brésil.
13/04: Oyapock: Quel statut pour les usagers de la frontière ?- L'imminence
du début des travaux du pont rend de plus en plus urgent un débat sur
le statut de ceux qui seront amenés à l'emprunter. La réunion des
maires des Guyanes reportée récemment devrait avoir lieu à Saint
Georges d'ici au mois de juin et aborder,entre autre, cette question.
(Jornal do Dia)
13/04: Amapá: Le film Taïna 3 sera tourné à Santana- Les
deux premiers volets des aventures de Taïna, la petite amérindienne
d'Amazonie contre les trafiquants d'animaux, ont connu de jolis
succès au Brésil, notamment auprès des enfants. Après un casting pour
trouver une nouvelle actrice principale qui sera désignée en mai (la
précédente étant désormais trop âgée pour le rôle), les producteurs se
sont arrêtés sur le choix de Santana pour poser leurs caméras.
L'essentiel du film sera tourné sur l'île de Santana, une petite partie
à Curiau, et 80% dans l'Amapá. Le tournage devrait débuter le 15
juillet. (Diario do Amapá)
04/03: Macapá: Roberto Góes invalidé pour la 3ème fois

Roberto Góes, pendant la campagne électorale
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Le nouveau maire de Macapá, Roberto Góes (PDT), cousin du
gouverneur, vient de subir une nouvelle défaite devant la justice: son
mandat a été "cassé" pour la troisième fois. En attendant qu'il dépose
une nouveau recours -toujours suspensif- il perd donc son titre de
maire. Il lui est reproché, ainsi qu'à sa suppléante, Heléna Guerra et
qu'à cinq vereadores de sa majorité (tous invalidés également) d'avoir
acheté des votes en grande quantité par la distribution de "cestas
basicas" (comprendre un panier de vivres) ou de médicaments, retrouvés
chez l'un des vereadores. Roberto Góes et Héléna Guerra ont donc
été invalidés et sont condamnés à une forte amende, les vereadores
impliqués ont été déclarés inéligibles pour 3 ans. On attend donc un
nouveau recours du maire, mais l'accumulation des jugements
défavorables pourrait bien finir par lui être fatale. (Correaneto)
04/03: Macapá: baignade mortelle à Curiau- La
baignade dominicale d'un jeune homme de 17 ans, au Balneario de Curiau,
s'est mal terminée le 1er mars dernier: alors qu'il se baignait, il
aurait touché un câble électrique du réseau passant sous le pont, mal
protégé. Electrocuté, il est mort sur le coup. Il semblerait que les
travaux d'extension du deck panoramique de Curiau aient été inaugurés
et livrés au public sans qu'aucune inspection n'ait été faite.
Attention donc.
03/03:Pont sur l'Oyapock: marché attribué le 12 mars

Jornal do Dia, une du 03/03/2009 (cliquez pour agrandir)
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Le Jornal do Dia, quotidien de Macapá, annonce que le résultat
de l'appel d'offre pour la construction du pont sur l'Oyapock devrait
être connu le 12 mars à 10h du matin, heure de Brasilia. L'information
est confirmée par les services du DNIT, le Département National des
Infrastructures Terrestres. Le budget prévu est de 57,8 millions de
Reis, financés à parité par le Brésil et la France. Les travaux devrait
entraîner la création de 450 à 500 emplois jusque fin 2010, si les
délais sont tenus. La mise en oeuvre sera bésilienne et le contrôle des
travaux français. La main d'oeuvre devra prioritairement être recrutée
de part et d'autre de la frontière. - A moins de
rebondissements ultimes, nous devrions donc être encore vivants pour
voir ce pont ouvert à la circulation -ce dont un certain nombre
commençait à douter- et Luis devra songer à la reconversion de la barge
de la Lunay en boîte de nuit flottante, par exemple.
03/03: Frontière: toujours des protestations- Le
député local de l'Amapá Paulo José ne désarme pas et profitera d'une
réunion des maires du plateau des Guyane annoncée pour le 13 mars à
Oiapoque pour poursuivre sa campagne de sensibilisation aux problèmes
rencontrés à la frontière guyano-brésilienne. Il continue de fustiger
l'Itamaraty, le ministère brésilien des affaires étrangères, pour son
inaction. Tout en précisant qu'il appartient aux Brésiliens de rentrer
légalement sur le territoire de la Guyane Française, il poursuit ses
interpellations concernant les morts brésiliens en Guyane. (Jornal do
Dia)
- 04/03: Correction: la réunion des maires des Guyanes est repoussée à une date ultérieure.
03/03: Macapá: bientôt un nouveau shopping- Les
élus de la capitale amapaense et le gouverneur Waldes apportent leur
soutient au projet de shopping Amapá Garden, de la société Tenco CBL,
un centre commercial de 23.000
mètres carrés, accueillant de grandes franchises brésiliennes (Renner,
Lojas Americanas, Marisa...), un supermarché, diverses boutiques, deux
restaurants, 5 salles de cinéma. Il devrait ouvrir ses portes fin 2010,
soit en même temps que l'achèvement du pont sur l'Oyapock. Optimistes,
les élus espèrent 3000 emplois directs et indirects de ce projet. Il se
situera en périphérie, dans le quartier du Marco Zéro, en direction de
Santana, près de l'université. (Jornal do Dia)
- Plus de détails sur leur site, déjà en ligne.
Février 2009
22/02: Presse amapaense: Encore des accusations contre la Guyane

Jornal do Dia, une du 17/02/2009 (cliquez pour agrandir)
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Après le Diario do Amapá -voir ci-dessous- c'est au tour du
Jornal Do Dia, autre quotidien de Macapá, de faire sa une sur
"L'impunité à la frontière", avec un article titré "Les corps
continuent de disparaître dans l'Oyapock". Reprenant ainsi les propos
du député "estadual" (élu local, sorte de conseiller régional) Paulo
José (PL), il annonce par ailleurs que celui-ci se rendra en Guyane
Française mardi prochain (24 février). Selon ses dires, il y
rencontrera des représentant de la mairie de Saint Georges, avant de
s'entretenir avec le consul du Brésil à Cayenne. Il dit être
régulièrement interpellé par les proches de ressortissants disparus en
Guyane. Il souhaite également organiser la venue de diplomates de
Brasilia à Oiapoque pour les sensibiliser à la situation, qu'il
regrette de voir traiter avec moins d'empressement que le cas de
Jean-Charles de Menezes, ce jeune Brésilien abattu par erreur dans le
métro de Londres par la police. Il affirme que "des corps de Brésiliens
continuent de disparaître dans le fleuve Oyapock". Il souhaite donc
l'installation d'un bureau permanent de l'Itamaraty (ministère des
affaires étrangères) à Oiapoque. - Lien vers l'article original
- A
noter également, la publication d'une dépèche en portugais par l'AFP
expliquant l'échange de tirs entre gendarmes et clandestins sur
l'Approuague, probablement destinée à expliquer le cas aux Brésiliens.
Aucun média ne semble pourtant avoir repris cette info là-bas,
seulement l'outil Google News.
22/02: Amapá: travaux d'infrastructures pour 2009- Le
gouvernement local de l'Amapá annonce un vaste programme de travaux
d'infrastructures pour 2009. Annonçant un total de 73,5km de voies
construites en ville, et 3 ponts supplémentaires en béton sur la BR 156
pour 2008, le gouvernement souhaite accélérer cette année, notamment
grâce aux fonds fédéraux du "PAC" (Programme d'accélération de la
croissance) lancé par Lula. Sont ainsi annoncés le doublement de la
route Duca Serra entre Macapá et Santana, la poursuite des travaux
du pont sur le Rio Vila Nova pour faciliter la liaison entre Santana et
Mazagão, et surtout la poursuite du revêtement de la BR 156 (qui relie
Macapá à Oiapoque), en finalisant le tronçon Amapá/Calçoene et en
avançant sur le tronçon le plus problématique entre Calçoene et
Oiapoque. Les ponts sur le fleuve Jari et celui sur l'Oyapock sont
censés avancer également. Les routes locales (les dessertes entre la Br
156 et les villes proches notamment) sont également au programme.
(Jornal do Dia)
- Toujours dans le domaine des infrastructures,
le sénateur Gilvam Borges a protesté au sénat contre la paralysie des
travaux de rénovation de l'aéroport de Macapá, souhaitant leur
conclusion rapide, après plus de deux ans d'atermoiements. Il a
simplement omis de rappeler que les travaux ont été suspendus suite à
de multiples cas de surfacturations, détournements et pots de vin,
notamment destinés à arroser les responsables amapaenses. Aujourd'hui,
les budgets prévus initialement ne couvrent plus les dépenses, à cause
de l'inflation, et les entreprises ne répondent plus aux appels
d'offre. (Agência Senado)
22/02: A Oiapoque, les détenus ne le sont pas tellement- Selon
le site du journaliste Correa Neto, Le promoteur de Justice de la
circonscription d'Oiapoque vient d'envoyer une "recommandation" au
directeur du centre de rétention de la commune pour interdire les
privilèges accordés à certains "détenus": selon des dénonciations,
ceux-ci se promèneraient tranquillement dans les rues de la ville, avec
l'accord des policiers et gardiens, ce qui serait une démonstration,
selon l'euphémisme réglementaire utilisé, d'"improbité adminsitrative".
Il demande donc que les responsables locaux de s'abstenir d'autoriser
les sorties de détenus provisoires ou condamnés en instance.
(Correaneto)
12/02/2009: Macapá : Reprise de la campagne anti-française
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Diario do Amapa, une du 12/02/2009
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A l'occasion de la mort d'un garimpeiro brésilien lors de tirs sur les
gendarmes sur l'Approuague, récemment répercutés par la presse de
Guyane, le quotidien Diario do Amapá (propriété d'un proche du
gouverneur Waldes et du néo-président du sénat José Sarney, ainsi que
de son acolyte Gilvam Borges) a repris sa campagne anti-française. - Cette
fois-ci, c'est l'escarmouche ou les gendarmes se sont fait tirer
dessus et ont répliqué, tuant l'un des
assaillants et faisant prisonniers les dix autres occupants de la
pirogue, qui fait la une. L'article n'est écrit que sous l'angle de la
famille du mort réclamant le corps et se heurtant aux problèmes
administratifs afférents, dans le but évident de faire un lien avec le
cas de la femme noyée lors d'un intervention sur la Mana l'année
dernière, notamment. Ainsi le gros titre de une cherche à créer un lien
entre les deux affaires, qui n'ont rien à voir dans leur déroulement :
"La police française empêche le repêchage du corps de l'orpailleur".
- La plus grande part de l'article est consacrée à
la dénonciation de la politique de lutte contre l'orpaillage illégal en
Guyane. La présentation des faits ne relève que très brièvement et très allusivement les tirs contre les gendarmes.
- S'il
est légitime que la presse se fasse l'écho et dénonce les dérapages, il
est bien évident que la mauvaise foi flagrante de ces articles vise un
double but: souder par un populisme facile des Brésiliens volontiers
nationalistes derrière le pouvoir local en place, et mettre la pression
sur les opérations anti-orpaillage clandestin en Guyane, qui dérangent
de très gros intérêts financiers et politiques dans l'Amapá. A cet
égard la réélection au poste de deuxième personnage de la république du
Brésil de José Sarney, allié des politiciens les plus complaisants
envers les garimpeiros, n'est pas une bonne nouvelle.
- Merci à Steeve, brasilonaute vigilant, de m'avoir signalé l'article.
Janvier 2009
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24/01: Danielle Mitterrand à Macapá
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Danielle Mitterrand |
Avant
de rejoindre, en traversant fleuve par bateau, le Forum Social Mondial
à Belém, Danielle Mitterrand s'est arrêtée hier à Macapá où elle
participera
à quelques événements politiques en compagnie de ses vieux amis du PSB
local, les Capiberibe. Rappelons qu'elle a créé, il y a déjà longtemps,
au travers de sa fondation, l'institut portant son nom, où les
Amapaenses peuvent apprendre le français. Souvenir d'un temps où l'on
mettait beaucoup d'espoir dans la coopération transfrontalière...
-
24/01: Macapá: La Beira Rio avance lentement
- Merci
à Thierrybrasil de nous tenir régulièrement au courant de l'avancée
extrèmement lente des travaux de la Baira Rio de Macapa: Les photos
qu'il nous envoie montrent un léger progrès par rapport aux précédentes
(voir archives) mais aussi qu'on est encore loin de la conclusion de
travaux pour lesquels l'argent manque (l'équipe municipale sortante
aurait laissé un trou de 100 millions de R$).
-
- Par
ailleurs, on annonce l'inauguration début février du nouveau deck de
Curiau, un des lieux les plus pittoresques des environs de Macapá.
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-
Liens pour
s'informer (en
portugais) sur l'Amapá:
- Diario
do Amapá: Proche
de l'actuel
gouverneur; remis
à jour quotidiennement (sauf le week end) mais pas toujours
très objectif, ni complet. C'est malgré tout la source
d'informations "officielles" la plus dynamique de l'état, dont la
presse reste embryonnaire.
- Folha
do
Amapá: Site politiquement proche
de Capiberibe
(ancien gouverneur et sénateur). Le site est en sommeil, sans doute
faute de soutien financier depuis les déboires de son mentor.
- Jornal
do Dia: Site d'un
quotidien de Macapa. Essentiellement des
faits divers. Récemment relifté, il gagane en lisibilité.
- Correaneto:
bon site d'informations d'un journaliste local, riche en infos mais un
peu désordonné.
- Amapabusca:
Site d'infos générales et culturelles
-
Pages de Brasilyane
sur l'Amapá:
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