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Actualités
Amapá-2008
L'info à Macapá, Oiapoque...


Décembre 2008

  • 14/12: Oiapoque: un pont en bonne voie ?

    • Franchissement artisanal de l'Oyapock
      Franchissement artisanal de l'Oyapock (ph: brasilyane)
      La presse guyanaise annonce cette semaine le lancement des appels d'offres, côté brésilien et français, pour la construction du pont destiné à enjamber l'Oyapock. Un pas supplémentaire, donc, vers la concrétisation -enfin!- du souhait de Jacques Chirac, à l'époque où Fernando Henrique Cardoso était encore président du Brésil.  Alors qu'il semble que les policiers d'Oiapoque se montrent de plus en plus tatillons envers les visiteurs français (voir dans le forum des brasilonautes), et que les visas français pour nos voisins ne deviennent accessibles qu'au terme d'un difficile et coûteux parcours du combattant, il faudra qu'on se coordonne sérieusement, faute de quoi on aura un magnifique ouvrage d'art sur lequel personne ne sera autorisé à passer !

Novembre 2008

  • 27/11: Macapá: rencontre guyano-amapaense sur la pêche
    • Malgré les barrages et la paralysie qui gagne la Guyane, les rencontres en vue de la coopération régionale continuent. Hier à Macapá, des responsables de la pêche des deux côtés de l'Oyapock ont échangé leurs vues sur de possibles échanges en la matière, à l'initiative de l'Agence Etatique de la Pêche: contrôle des illégaux sur les côtes des deux états (la pêche est également réglementée côté amapaense), et possibilité d'envisager des coopérations industrielles dans l'exploitation de la ressource au large de l'Amapá (PortalAmazônia)
  • 22/11: Oiapoque: action publique contre la dengue
    • La recrudescence des cas de dengue et de paludisme à Oiapoque (plus de 400 cas dengue 521 cas de paludisme répertoriés jusqu'à fin octobre) a conduit les autorités à mener une campagne sur la commune, avec 34 agents jusqu'au 23 novembre. Malgré le nombre inquiétant de cas, aucun décès ni fièvre hémorragique n'ont été détectés. (Portal Amazônia)
  • 15/11: Oiapoque:  Voltalia construira une centrale électrique
    • Selon des agences spécialisées dans l'économie, la filiale brésilienne de la société Voltalia, également présente en Guyane avec des projets à Kourou et Mana, aurait reçu les autorisations nécessaires à la construction d'une petite centrale hydroélectrique de 7,5 MW pour une mise en service fin 2010. Située sur le un des sauts de l'Oyapock, côté brésilien, elle ferait pendant à la mini-centrale de Saint-Georges, de l'autre côté. 
    • Ceci dit, cette annonce paraît contradictoire avec l'annonce du prolongement de la ligne à haute tension du barrage de Tucurui, dont une branche devait rejoindre la ville frontière. Elle aurait toutefois le mérite de résoudre les incessants problèmes d'alimentation qui frappent Oiapoque, dont les installations sont obsolètes, sous-dimensionnées et dépendantes d'un approvisionnement en fuel très incertain en saison des pluies.
  • 15/11: Vila Brasil: grosse opération, petits résultats

    • Bateau sur l'Oyapock
      Bateau sur l'Oyapock (ph: brasilyane)
      Selon les informations transmises à la presse brésilienne, rien moins qu'un millier d'hommes, dont 800 militaires accompagnés d'agents de la Police Fédérale, des forces spéciales (le "BOPE"), de la receita Federal (le fisc), de l'Ibama (agence de protection de l'environnement) ainsi que des pompiers ont mené une vaste opération de contrôle nommée "Pacajá II" sur la zone de Vila Brasil (plus précisément Ilha Bela), entre le 7 et 13 novembre dernier. Annoncée au départ comme une campagne de prévention et de santé auprès des populations, elle aurait eu pour véritable objectif de s'attaquer à l'orpaillage clandestin qui sévit sur le territoire guyanais depuis ces bases arrières situées côté brésilien en pleine réserve naturelle, où toutes ces activités sont théoriquement interdites. 
    • Les résultats annoncés sont plus que modestes en regard des moyens annoncés: les vaillantes forces de l'ordre ont en effet "constaté la pratique de l'orpaillage clandestin" (formidable!) et porté un coup dont l'économie souterraine de l'or clandestin aura certainement toutes les peines du monde à se remettre: destruction d'une quantité non précisée de matériel utilisé illégalement, confiscation de... "deux fusils de calibre 12 et d'un revolver P38" ! Par ailleurs, l'action médicale annoncée a bien été menée auprès des populations présentes sur les lieux. (Agences, O Liberal)
    • Beaucoup de bruit pour pas grand chose, donc: on peut l'interpréter comme un avertissement aux orpailleurs (peut-être), comme un signe de bonne volonté à l'égard des Guyanais (histoire de dire qu'on a fait quelque chose), ou encore comme un nouvel épisode de relations devenues tendues entre certains politiques influents en Amapá, probablement liés aux commanditaires de l'orpaillage, et le pouvoir fédéral. En tout cas, on peut difficilement considérer qu'il s'agisse d'un pas décisif dans la lutte contre l'orpaillage clandestin.
  • 12/11: Route Oiapoque-Macapá: La dernière tranche n'est plus financée

    • La BR 156 début juillet 2007
      La BR 156 début juillet 2007, vers le km 60: une photo qui va rester d'actualité (ph: brasilyane)
      Vérification faite sur le site de l'Agência Brasil, après que Blada l'ait annoncé hier: les 110 millions de Reais prévus pour réaliser le revêtement de la route entre Ferreira Gomes (carrefour de Calçoene) et Oiapoque ont été non pas annulés, mais reportés sur d'autres travaux considérés comme plus urgents (notamment la route Br 163 destinée à désenclaver Santarem). Plus que par la crise financière actuelle, ce report s'explique essentiellement par le blocage des travaux au niveau des territoires des peuples autochtones que l'axe traverse. Les Amérindiens concernés font monter les enchères -ils auraient tort de ne pas en profiter- et ne sont pas d'accord entre eux, ce qui empêche la signature des autorisations nécessaires. 
    • La situation arrange finalement bien le gouvernement fédéral, qui a d'autres priorités: si la route d'Oiapoque a un sens politique, elle est économiquement bien moins cruciale que celle de Santarém, qui desservira une ville de près de 300.000 habitants où se trouve le port de la Cargill destiné à écouler la production de soja de la région. Aujourd'hui, cette ville n'est accessible, en saison des pluies, que par le fleuve, ce qui en limite considérablement le développement. 
    • On peut aussi penser que le gouvernement central considère que les colossales sommes détournées dont font l'objet tous les grands travaux d'infrastructures dans l'Amapá -plus encore qu'ailleurs au Brésil- suffiront largement à assurer les vieux jours d'une "élite" locale insatiable. Autre élément à prendre en compte, le divorce latent entre Lula et Sarney (sénateur de l'Amapá), dont le fils fait l'objet d'une enquête de la Police Fédérale dans le Maranhão, et qui menace de reprendre la présidence du sénat pour faire pression sur le président. Aujourd'hui, les travaux de l'aéroport de Macapá sont donc presque paralysés, tout comme ceux de la route ou ceux de l'aménagement des berges de l'Oyapock, ainsi que ceux de la Beira Rio de Macapá. Tout va pour le mieux chez nos voisins.
    • Lien vers l'article de l'Agência brasil)
  • 09/11: Amapá: Calçoene privée d'eau potable
    • Alors que le fleuve Calçoene débordait de son lit en mai dernier jusqu'à provoquer la coupure de la route Oiapoque-Macapá, il est cette fois-ci descendu à un tel niveau que son lit, envahi par l'eau de mer, ne permet plus de ravitailler la ville en eau potable. Le gouvernement a exigé de la compagnie des eaux de trouver une solution rapidement, probablement par camions-citernes. (Diario do Amapá)

Octobre 2008

  • 12/10: Macapá: toujours pas de délai pour rouvrir la Beira-Rio

    • La Beira Rio de Macapa, en octobre 2008 (un an après la date prévue de fin des travaux)
      La Beira Rio de Macapa, en octobre 2008, soit un an après la date prévue de fin des travaux (ph: Thierry)
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       (ph: Thierry)
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       (ph: Thierry)
      En travaux depuis avril 2007 (pour une durée annoncée alors de 180 jours), la Beira Rio, point de rencontre des populations de Macapá et des touristes, reste dans un état très peu avancé (voir photos de Thierry). L'attente d'un nouveau maire et d'un nouveau conseil municipal à l'issue du second tour, le 26 octobre prochain, n'arrange rien aux multiples reports dûs essentiellement -comme d'habitude- aux multiples surfacturations et détournements dont la micro classe politique de l'Amapá s'est fait une spécialité (il faut bien briller quelque part!). Résultat: une ville plus morte que jamais, orpheline de son principal lieu de loisir et de tourisme, alors même que l'économie du Brésil ne s'est jamais aussi bien portée, et que des sommes colossales sont déversées par l'état fédéral chaque année. Il faudrait bien plus que de simples plans d'investissements virtuels pour développer l'état frontalier de la Guyane: une vraie révolution des mentalités qui est encore bien loin de se profiler.
  • 12/10: Orpaillage: La presse amapaense reprend sa campagne anti-française
    • Une du Diario do Amapa du 12/10/2008
      Une du Diario do Amapa du 12/10/2008 (cliquez pour agrandir)
      Entre les deux tours des élections municipales, le quotidien Diario do Amapá, organe très proche des dirigeants actuels de l'Amapá, reprend sa campagne de dénonciation à l'encontre des autorités de Guyane Française. Suite à la mort d'un garimpeiro de la Sikini (un meurtre comme il s'en produit presque tous les jours, comme le montrent bien les articles de F. Farine), le journal fait sa une sur ce meurtre, indiquant que les Brésiliens sont "victimes de bandits" -dont on ne précise jamais qu'ils sont eux aussi brésiliens!- "quand ce n'est pas de la police" (et l'auteur de l'article de rappeler encore une fois la mort de la noyée de la Mana). Suivent une dénonciation de la prostitution et du trafic de drogue dont nombre de brésiliens sont victimes en Guyane et au Suriname.... sans non plus préciser qu'ils s'organisent, comme le trafic d'or, depuis Oiapoque, avec la complicité des autorités locales qui ferment les yeux sur ces activités, probablement en fonction d'un intérêt sonnant et trébuchant (rappelons le cas du tenancier et proxénète Junior, connu pour "exporter" de la chair humaine vers les bordels du Suriname après l'avoir exploitée dans sa "Boate" d'Oiapoque. Arrêté pour proxénétisme et corruption de mineurs, il sera relâché au bout de quinze jours, avant de se tuer il y a quelques mois dans un accident de la route).
    • On peut légitimement s'interroger sur les raisons de ces campagnes répétées de dénigrement, manifestement marquées par une solide mauvaise foi (si les conditions d'accueil des étrangers en Guyane sont devenues franchement scandaleuses, y compris envers les étrangers en règle, ceux que défendent ces journaux sont aussi les plus contestables) : on peut supposer qu'elles servent, en pleine élection, à souder l'électorat en faveur d'un candidat qui relaiera ces accusations dans sa campagne, on peut également y voir une indication très claire des véritables bénéficiaires de l'orpaillage clandestin en Guyane, soucieux de préserver leurs intérêts grâce au soutien d'une presse locale amie qui s'embarasse rarement de rigueur journalistique.  En pleine négociation d'achat d'armement entre la France et le Brésil, on peut également imaginer que les dirigeants de l'Amapá cherchent à faire entrer ce point dans les débats.
  • 08/10: Macapá: travaux encore suspendus à l'aéroport
    • Les travaux de rénovation de l'aéroport complètement obsolète de Macapá n'en finissent pas de s'éterniser, de scandales en report, de suspensions en reprises sporadiques. cette fois encore, le tribunal des Comptes de l'Union a demandé à l'Infraero (organisme gestionnaire) de suspendre certains contrat, de nouveau pour des soupçons de surfacturation, de projet non-actualisé et d'exécution de services sans garanties, entre autres. On attendra probablement l'accident pour se décider écrater les vautours du projet (et- encore...) (Diario do Amapá).
  • 08/10: Oiapoque: A quelques semaines de son départ, le maire se plie à la loi anti-népotisme
    • In-extremis, le maire sortant d'Oiapoque, Manoel Alicio, va obéir aux injonctions du Procureur de se mettre en conformité avec la loi anti-népotisme votée il y a quelques mois déjà: celle-ci interdisant l'emploi de parents jusqu'au troisième degré pour des charges publiques, il va donc licencier deux frères et trois neveux des services municipaux d'Oiapoque. (Jornal do Dia)
  • 08/10: Macapá: Círio de Nazaré le 19 octobre
    • La procession relgioso-spectaculaire annuelle se déroulera le 19 octobre prochain, le matin, partant puis retournant à la Nouvelle Cathédrale de São José.

Septembre 2008

  • 28/09: Les hôtels de Macapá parmi les plus chers du Brésil
    • Une étude menée par la société trend Operadora démontre que les hôtels d'Amazonie sont généralement parmi les plus chers du pays, et que Macapá était la sixième ville la plus chère de la région Nord du Brésil dans ce domaine. Une nuit dans un hôtel haut de gamme y reviendrait en effet à 179 R$ en moyenne. La demande insuffisante empêcherait de proposer des tarifs plus attractifs. (O Liberal)
  • 25/09: Loi sèche renforcée pour les élections

    • Le Tribunal Régional Electoral de l'Amapá a annoncé la mise en place d'une loi sèche intégrale pour le premier tour des élections municipales, les 4 et 5 octobre prochains. La fourniture, la vente et la consommation d'alcool sera donc totalement interdite entre le 4 octobre à 22h et le 5 octobre, à 18h, à l'issue du scrutin (les vainqueurs pourront donc fêter ça). Avis aux guyanais tentés par un week-end à Oiapoque ou Macapá. (Ultimo segundo)
  • 03/09: Suspecté de meurtre, réfugié à Cayenne
    • Le suspect d'un meurtre crapuleux commis le 4 novembre dernier dans le quartier de São Lazaro, à Macapá, aurait été vu par un témoin à Cayenne, où ils se serait réfugié depuis. La famille de la victime souhaite que le gouvernement amapaense fasse le nécessaire pour relancer l'enquête.
    • L'article du Jornal do Dia.
  • 03/09: Amapá: Contrebande de pneus
    • La Police Fédérale est actuellement en train de démonter un vaste réseau de contrebande de pneus usagés dans l'Amapá. Les pneus arriveraient tantôt par bateau depuis Belém, tantôt par camions depuis Oiapoque -ce qui sous-entend clairement leur provenance. Il faut savoir que les pneus, lourdement taxés, sont très chers au Brésil, ce qui explique l'intérêt de revendre, rechapés ou non, de vieux pneus. On comprend mieux, également, l'état des pneus sur certains véhicules de location à Macapá... (O Liberal, Jornal do Dia)

Août 2008

  • 28/08: ADSL: Waldes Goes favorable à la solution guyanaise

    • Selon O Liberal, le gouverneur de l'Amapá pencherait pour une solution technique passant par la Guyane pour raccorder l'Amapá au véritable haut-débit. L'idée serait de se raccorder au câble de fibre optique de France-Telecom qui rejoint Saint Georges de l'Oyapock. Les Brésiliens construiraient leur propre ligne de l'autre côté de la frontière. Plus simple, économique et logique que de traverser l'Amazone, et un exemple intéressant de coopération régionale qui pourra probablement s'intégrer au Programme Opérationnel Amazonie (financements européens). L'ADSL serait alors gratuit dans les lieux d'accueil du gouvernement amapaense et les écoles. (O Liberal)
  • 22/08: Oiapoque: démantèlement d'un réseau de change illégal

    • Le Ministère Public de l'Amapá a porté plainte contre 13 personnes accusées de blanchiment et de change illégal à Oiapoque. L'organisation avait institué un marché parallèle de change à Oiapoque: les financiers, du Santa Catarina, avançaient des fonds en Real à des intermédiaires d'Oiapoque, très influents dans la ville, qui étaient changés dans la rue par les "petites mains" bien connues des touristes. Les bénéfices, énormes, étaient réalisés grâce à un taux de change défavorable envers les porteurs d'Euros. (Diario do Amapa)
  • 22/08: Macapá: ADSL minimal en septembre
    • La société Embratel va commercialiser dès le mois de septembre prochain, sous la marque Livre.com, un ADSL, qui sera à la fois un progrès par rapport au 56k classique encore en vogueur là bas, mais malgré tout une version qui sera pire encore que ce qu'on nous propose en Guyane: les 156k proposés feront toutefois figure de révolution dans la capitale amapaense... Si l'alimentation électrique se montre à la hauteur: Macapa est restée plogée dans le noir près de 4h hier, suite à la rupture d'un cable reliant la ville à l'usine hydroélectrique Coaracy Nunes.
  • 21/08: Macapá: capture d'une chauve-souris porteuse de la rage humaine
    • Un biologiste résident à Macapá a capturé cette semaine une chauve-souris dans son jardin du quartier de Trem. Après des tests, et une analyse plus poussée à l'institut Evandro Chagas de Belém, il s'est avéré que l'animal est porteur de la rage "humaine"; frugivore, la bête a dû être mordue par une autre, hématophage. La vaccination obligatoire de tous les chats et chiens dans un rayon de 1200 mètres autour du lieu de la découverte de l'animal a été décidée. Les animaux errants seront capturés afin d'être testés et isolés.
    • Entre 1986 et 2005, 705 personnes sont décédées de la rage au Brésil, la majeure partie dans le Nord et le Nordeste (90 dans le seul état du Pará). En 2005, 11 personnes sont mortes de cette maladie après avoir été mordues par des chauves-souris, dans la commune paraense d'Augusto Correia. (Diario do Amapá)
  • 21/08: Oiapoque: Elle ravitaillait les garimpos en crack
    • Dans le cadre de l'enquête mené par la PF ayant amené l'arrestation de trois policiers Militaires (voir ci-dessous), une femme de 43 ans, accusée de ravitailler en crack les garimpos clandestins de la région de l'Oyapock a également été arrêtée. (Diario do Amapa)
  • 19/09: Oiapoque: les policiers importaient du crack

    • Oiapoque
      Oiapoque
      S'il y a un domaine où la coopération régionale ne fonctionne pas si mal, c'est le trafic de cocaïne. Un brigadier et deux soldats de la Police Militaire d'Oiapoque (en plus de trois autres trafiquants) ont été arrêtés dimanche après-midi lors d'une opération conjointe de la Police Fédérale et du commandement de la Police Militaire d'Oiapoque. Deux kilos de crack ont été saisis. La drogue aurait été importée de Guyane, cachée dans des boîtes de céréales, de jus d'orange ou de lessive. Les policiers sont incarcérés à Clevelandia do Norte (base militaire proche d'Oiapoque) et devrait être transférés à Macapá. Décidément, la police militaire confirme sa triste réputation. (Diario do Amapá)
  • 19/09: Santana: arrestation de clandestins africains sur un navire
    • Quatre clandestins, probablement originaires du Sierra Leone, ont été découvert dans les soutes d'un navire battant pavillon croate, à quai au port de Santana, à 20km de Macapá. C'est le commandant du cargo qui les a découverts et a alerté la police. Les émigrants paraissaient ne pas avoir mangé ni bu depuis huit jours. Des médecins les ont pris en charge à bord. Ils vont être transférés à la Police Fédérale qui statuera sur leur cas. (Diario do Amapá)
  • 18/08: Macapá: les travaux de l'aéroport encore arrêtés ?

    • Maquette de l'aéroport
      La concrétisation de cette jolie image virtuelle de l'aéroport de Macapá n'est pas encore pour demain...
      Inquiétude sur l'avancée déjà très lente des travaux du très vétuste aéroport de Macapá: Le Tribunal des Comptes de l'Union a détecté des surfacturations et des irrégularités dans les travaux de dix aéroports du Brésil (Brasília, Cumbica (Grand São Paulo), Congonhas (SP), Curitiba, Florianópolis, Goiânia, Macapá, Porto Alegre, Santos Dumont (Rio) et Vitória. Le ministre de la défense (dont l'aéronautique dépend) a déjà annoncé la suspension des travaux dans les aéroports concernés. Le décision reste à confirmer et le cas de Macapá à préciser. Ce serait la deuxième fois que des surfacturations et détournements conduiraient à l'arrêt de travaux pourtant extrèmement pressants, affectant tant le confort que la sécurité des passagers. (Diario do Amapá)
  • 05/08: Macapá, capitale la moins développée du Brésil

    • Forteresse
      L'aménagement de la Forteresse cache difficilement la misère...
      Selon une étude récente de la Fédération des Industriels de l'état de Rio de Janeiro (FIRJAN), la capitale de l'Amapá est désormais la moins développée de toutes les capitales d'état du Brésil: le bilan de son urbanisme, de ses réseaux d'adduction d'eau et d'assainissement, d'activité économique, de niveau d'éducation, de qualité de l'offre de soins, etc... est catastrophique. Classée 27ème, Macapá -qui a déjà été classée 17ème- a même vu São Luis (traditionnellement la plus en retard des capitales du Brésil) lui passer devant. Un sacré bilan pour les élus sortants. (Correaneto, Diario do Amapá)

Juillet 2008

  • 31/07: Macapá: Travaux et perturbations sur la piste de l'aéroport

    • Les travaux semblent reprendre sur l'aéroport de Macapá, avec la réfection de la piste prévue à partir du 12 août (revêtement et signalisation horizontale). Pour que le trafic puisse continuer, les travaux seront effectués en deux tranches. 
    • La piste sera fermée les mardis, jeudis et samedis de 12h à 17h30, sauf du 4 au 20 octobre où les travaux seront suspendus en raisons des fortes affluences du Cirio de Nazaré..
    • Les travaux devraient durer jusqu'au 20 décembre. Les prix des vols intérieurs pourraient augmenter, en raison des vols supprimés qui rendront les places plus rares. Les travaux étaient considérés comme très urgents. (Diario do Amapa, O Liberal)
  • 29/07: Curiau: Apprendre à vivre avec les jaguars
    • Curiau
      Curiau (ph: brasilyane)
      Régulièrement, les habitants de la communauté noir-marron de Curiau, située dans une réserve naturelle proche de Macapá, se plaignent des attaques régulières de jaguars sur leur bétail ou leurs animaux domestiques, voirer, exceptionnellement sur les habitants. Depuis quelques semaines, les attques ont été multiples et les habitants vivent dans la peur. Le gouvernement a donc fait venir du Sud du pays un scientifique spécialiste des grands félins d'Amazonie, venu leur expliquer comment se comporter et réagir en présence de ces fauves. Une initiative plutôt intelligente, dont l'efficacité sera à vérifier dans les prochains mois. (O liberal, Correaneto)
  • 24/07: Municipales: l'ancien maire d'Oiapoque interdit de candidature

    • Le Promoteur électoral d'Oiapoque a annoncé le refus de neuf candidats à des postes de vereadores (conseillers municipaux), et d'un candidat au poste de Prefeito (maire) pour cause de casier judiciaire incompatible. On relève notamment que Francisco Milton Rodrigues, ancien maire de la ville destitué pour corruption, ne devrait pas pouvoir se représenter, vu le nombre de casseroles qui résonnent derrière ses pas. A moins que la mesure ne fasse l'objet d'un recours... (O Liberal) 
  • 24/07: Amapá: Enfin l'ADSL en 2009 ?
    • Selon un rapport du Prodap, l'Amapá devrait connaître bientôt les joies de l'internet haut-débit. L'état voisin est en effet le seul du Brésil, avec le Roraima, à ne pas en disposer: la barrière du fleuve Amazone restait jusqu'ici trop coûteuse à franchir. Un projet d'implantation de ligne de fibre optique reliant les postes de la compagnie d'électricité Eletronorte devrait être réalisé au départ de Calçoene, où existe déjà une ligne reliée au câble Americas 2 (que nous connaissons bien), récemment achetée par la société Oi-Telemar. De là, tout l'état pourrait être desservi, d'ici à fin 2009.
    • Un autre projet existe, en collaboration avec la France, mais reste pour l'instant dans le secret des relations bilatérales franco-brésiliennes. La réalisation de l'un ou de l'autre projet permettra enfin à l'économie amapaense de se moderniser et aux citoyens de cet état d'accéder plus facilement aux très nombreux services en ligne du gouvernement. (Jornal do Dia)
  • 10/07: Br 156: Difficultés à 80km d'Oiapoque

    • Selon un entrepreneur chargé de l'entretien de ce tronçon de la route Oiapoque-Macapá, interrogé par le Jornal do Dia, les nappes de boue compliquent très sérieusement le trafic à hauteur, notamment, du km 80 après oiapoque, où le tractage est obligatoire pour passer, quand les camions ou véhicules lourds embourbés ont pu être dégagés pour libérer le passage. Seule l'amélioration de la météo permettra de remettre la piste en état.
    • Dans ces mêmes conditions l'année dernière, j'avais personnellement mis 5h, en 4x4, pour parcourir les 50km les plus difficiles. Le reste se faisant sans grosse difficulté.
  • 09/07: Oiapoque: attaque d'un camion sur la route
    • Les habituelles attaques sur la route semblent reprendre: cette fois, c'est un camion en direction de Macapá qui a été victime des pirates de la route, au km 64 après Oiapoque, samedi après-midi. Profitant d'un forte pente sur ce tronçon difficile qui ralentit fortement ce type de véhicule, ils l'ont dévalisé, emportant R$ 1.700 en espèces, deux portables, deux montres et des bijoux. Les autorités pensent qu'ils devaient attendre un bus pour le dévaliser et se sont rabattus sur le malheureux camionneur, faute de le voir arriver. Le chauffeur a indiqué qu'un de ses collègue a subi le même sort quelques temps plus tôt, dans la même zone. (Jornal do Dia)
  • 07/07: Amapá: début de la campagne électorale
    • A partir de cette semaine, le grand cirque électoral peut commencer: si les interventions sur l'horaire électoral obligatoire ne commenceront qu'au mois d'août, les voitures de propagande (les fameux "carros de som") sont d'ores et déjà autorisés à sillonner bruyamment les rues de la ville, pour déclamer en musique les slogans et le numéro électoral du candidat. Attention les oreilles!
    • Par ailleurs, il semble qu'au final (?) sept candidats se présentent pour devenir le futur maire de Macapá : Fatima Pelaes pour le PMDB, Roberto Goés, cousin du gouverneur, pour le PDT, Camilo Capiberibe (fils de l'ancien gouverneur) pour le PSB ainsi que Dalva Figueiredo, pour le PT font figures de favoris. Pour les 16 postes de Vereadores, 8 coligations ou partis présentent des candidats. (Jornal do Dia, o liberal)
Macapa
  • Liens pour s'informer (en portugais) sur l'Amapá:

    • Diario do Amapá:  Proche de l'actuel gouverneur; remis à jour quotidiennement (sauf le week end) mais pas toujours très objectif, ni complet.  C'est malgré tout la source d'informations "officielles" la plus dynamique de l'état, dont la presse reste embryonnaire.
    • Folha do Amapá: Site politiquement proche de Capiberibe (ancien gouverneur et sénateur). Le site est en sommeil, sans doute faute de soutien financier depuis les déboires de son mentor.
    • Jornal do Dia:  Site d'un quotidien de Macapa. Essentiellement des faits divers. Remise à jour un peu aléatoire, souvent un peu maigre.
    • Correaneto: bon site d'informations d'un journaliste local, riche en infos mais un peu désordonné.
    • Amapabusca: Site d'infos générales et culturelles
  • Pages de Brasilyane sur l'Amapá: