Brasilyane

Par la route - BR 156-Oiapoque-Macapá

BR-156 - route Oiapoque-Macapa

cachoeira

BR156-OIapoque-Macapa, le 7 juillet 2007600km à parcourir, dont seulement 120 sont encore en terre, cela devient plus abordable qu'il y a quelques années. La durée d'un trajet en bus s'établit autour de 12h (arrêts compris), moins avec son propre véhicule. Si les travaux entrepris ces dernières années ont considérablement amélioré la route, beaucoup plus carrossable qu'avant, il n'en reste pas moins que les kilomètres qui restent à revêtir sont les plus problématiques au coeur de la saison des pluies, soit mai-juin (rien n'a changé sur ce tronçon depuis la photo à droite, prise en fin de saison des pluies). Ce sont parfois les ponts de bois (2010) qui posent régulièrement des problèmes. Les travaux ont repris en août 2011, depuis Calçoene vers Oiapoque et se poursuivent toujours en août 2012. Les autorités ambitionnent une conclusion de la route pour fin 2014.

Depuis décembre 2012, l'installation d'un poste de la Police Routière Fédérale à quelques kilomètres d'Oiapoque vise à contrôler l'état des véhicules, les transports de marchandises et de passagers. Tous les 4x4 sont désormais dans le collimateur et sont inspectés. Il semblerait (témoignage de juillet 2013) que seuls les véhicules munis d'une plaque d'immatriculation rouge aient le droit de faire du transport de passagers.

Rappelons ici que le tronçon Cayenne-Saint-Georges de l'Oyapock doit être parcouru avec précaution (voir la page Oiapoque)

Petit Roadmap

  • départ Oiapoque, route asphaltée sur 55km. Attention, constaté fin juillet 2014: d'énormes trous sont apparus dans le revêtement, susceptibles d'endommager gravement le véhicule, vire de provoquer un accident grave. Pas de signalisation: ne pas rouler de nuit, respecter la limite de vitesse (80km/h)
  • km 55 à environ km 185: route en terre; prudence de mise car de nombreux ravins sur les côtés. Difficile par temps de pluie. Nombreux ponts de bois pas toujours en bon état. Gros travaux en cours jusqu'à Caciporé depuis le troisième trimestre 2011: prudence !
  • km 100 environ: village de Caciporé, restauration possible
  • km 150: travaux de construction de la route en cours jusqu'à Calçoene.
  • km 200: Calçoene, ville d'environ 15.000 habitants. Restauration et hébergement possibles. Une adresse plutôt meilleure: l'ex-pousada do Nordeste, dont le nouveau nom m'échappe. C'est à un carrefour donnant sur l'avenue principale. Le garagiste placé sur la gauche de l'avenue principale en entrant dans la ville est habitué à gérer toutes les urgences mécaniques.
  • km 220 jusqu'à Macapa: Bonne route goudronnée. Se méfier des virages traîtres. Respecter la limitation à 80. Quelques gros trous possibles sur les 160 derniers km (le goudron a été refait mais les immenses camions grumiers qui parcourent régulièrement ce tronçon l'abîment vite). Attention aux animaux divaguant sur la route, particulièrement le soir et la nuit (un accident de véhicule guyanais en 2011).
  • km 400(environ): Ville de Tartarugalzinho: Restauration et hébergement possibles (notamment autour de la Rodoviaria).
  • km 500 (environ); au niveau du fleuve Araguari, 100km avant Macapa, les travaux de l'usine hydroélectrique entraînent une modification de la route: des travaux importants et des déviations sont mises en place début 2014 (toujours en place fin juillet 2014).

Condition de la route

br156-8-12-2009Dernière heure: Voir le tableau de bord en page d'accueil ou le forum du site où les brasilonautes laissent volontiers des informations

Préferez le bus aux moyens alternatifs. : Les 4X4 sont plus plus chers, les chauffeurs sont imprudents, l'état mécanique des véhicules est sans garantie, ils prennent à peine moins de temps.
Problèmes récurrents (dès que les pluies reprennent de façon durable en mai et juin):  grosses difficultés -boue- aux km 62, 80, 90 et 120 en partant d'Oiapoque; parfois, attaques de véhicules dans la partie difficile (rouler en convoi). En 2010, les pont en bois de la partie non revêtue ont beaucoup souffert, bloquant plusieurs fois le trafic pour 24h au moins, et causant quelques sérieuses frayeurs. Depuis la conclusion des travaux du pont sur l'Oyapock (qui nécessitait un intense trafic de véhicules très lourds), beaucoup moins de difficultés.

Source: Journaux de l'Amapá, passagers récemment arrivés, brasilonautes (merci).
Soyez très prudents, notamment si vous y allez avec votre propre véhicule, évitez les voyages de nuit (au moins sur la partie en terre, sur la route goudronnée, se méfier des animaux divagants). Pensez que vous pouvez faire escale à Calçoene (un hôtel correct et des bouis-bouis suffisants pour une nuit).
Voir aussi le forum.

  • crique_sur_la_routeRoute dangereuse, surtout en saison des pluies (mais les travaux l'ont nettement améliorée). Sans gros problème en saison sèche.
  • Attention à la circulation à contresens, surtout en haut de côte.
  • Attention au passage des ponts en bois: Ralentir et observer leur état. Un 4x4 guyanais a fait les frais d'un écroulement de pont fin 2005 (voiture cassée, seulement). Ils sont progressivement remplacés, mais il en reste encore beaucoup. Plus récemment, début 2010, les roues d'un camion sont passées au travers et il est resté bloqué une nuit sur le pont). D'autres incidents sérieux en novembre 2010 et janvier 2011.
  • On s'arrête manger sur la route: correct à Tartarugalzinho, pas terrible au carrefour de Calçoene-Lourenço.
  • Pour ceux qui sont partis trop tard et doivent s'arrêter dormir, c'est possible à Calçoene et à Tartarugalzinho (près de la Rodoviaria).
  • Le consul honoraire de France à Macapá a rappelé le problème de l'impossibilité d'assurer les véhicules. Il faut être très prudent. En cas de tôle froissée: s'arranger pour payer les dégâts (pas trop cher en général). Gros problème en perspective en cas d'accident corporel (pensez à l'assurance responsabilité civile qui accompagne certaines Cartes Bleues haut de gamme, mais pas forcément évident). Si le véhicule est détruit, pas de recours possible.

En bus

  • La gare routière d'OiapoqueQualité: Désormais, tous les bus sont corrects car ils ont été renouvelés récemment (sauf exception en cas d'affluence trop importante). Il faut tout de même signaler que la route dégradée en saison des pluies les fait vieillir très vite.Tous sont climatisés. La clim permet d'éviter de manger de la poussière sur la partie non revêtue. Le voyage dure environ 11h, y compris les arrêts buffet, sauf impondérables. S'ils sont pleins, réservez pour le lendemain. Deux compagnies font la ligne: Amazontur,  et Santanense. Garra a cessé d'opérer en juillet 2012 (merci à Thierry et Alban973 (via le forum).
  • Amazontur proposait les bus les plus confortables (ou moins inconfortables) et climatisés, mais attention: il y fait un froid terrible la nuit, prévoir des vêtements à manche longue et un drap pour se protéger. Un second bus, neuf, a été mis en service en juillet 2012.
  • Santanense a investi dans un nouveau bus en 2012 et offre donc de bonnes conditions de voyage, sauf quand l'affluence les amène à mettre en place des bus très limites (sièges cassés début 2014). La gestion de la compagnie reste très archaïque et provoque de nombreux problèmes de réservations, parfois inacceptables.
  • Tarifs: Ils sont en augmentation depuis deux ans: environ de 71 reis en 2012, ils sont passés fin 2013 à 92 R$ l'aller simple.
  • Achat des billets: Nouveau en 2013: On peut désormais réserver et acheter son billet dans des agences brésiliennes de transfert de fonds à Cayenne et Kourou, avec une petite commission en sus (documents de voyage nécessaires). ATTENTION: il semble que la compagnie Santanense ne tienne pas forcément compte de ces réservations, bien qu'elles aient été payées !
  • A Oiapoque, le billet s'achète dans une des agences en face du débarcadère (et pas dans la Rodoviaria, sauf à l'heure du départ s'il reste de la place !). A Macapá, on le prend à la gare routière (attention, paiement en liquide obligatoire; le distributeur du Bradesco dans le hall accepte les CB européennes, mais la commission est un peu élevée). Ecartez les pique-assiette qui prétendent vous aider à acheter votre billet contre une "commission": ce n'est vraiment pas compliqué !
  • Horaires: Les compagnie Amazontur et Santanense partent le soir, vers 18h, et proposent un confort correct. En remplacement de Garra, Amazontur propose désormais un départ à 12h d'Oiapoque. Attention: ces horaires sont susceptibles de changer à tous moments (saison, sécurité...) et ne sont pas médiatisés autrement que par le bouche à oreille.
  • Au retour de Macapa, il n'existe que des bus de nuit: Santanense part à 18h, Amazontur à 17h, 19h et 19h10. Arrivée à Oiapoque vers 6h du matin. Problème, maintenant que la route est meilleure et qu'on arrive plus vite: on se retrouve à débarquer vers 3 ou 4h du matin dans la Rodoviaria d'Oiapoque ! Pas grand chose à faire, sinon payer un hôtel pour les quelques heures qui restent, ou attendre l'ouverture de la PF sur un banc de la gare routière... Il faudra sans doute que les compagnie fassent évoluer les horaires de bus. Il semble en fait qu'ils traînent volontairement pour arriver aux heures ouvrables.
  • On peut consulter le site de la compagnie Amazontur, mais les infos ne sont pas forcément à jour (les numéros de téléphones des agences sont disponibles). Voir aussi les infos des brasilonautes sur le forum.
  • Horaires des bus Amazontur (susceptibles de changements au gré de la compagnie et selon les aléas).
    • Départ Macapá vers Oiapoque: 17h, 19h,19h15 Départs Oiapoque vers Macapá: 12h, 18h; 18h15
  • Gares: la rodoviaria de Macapá est correctement organisée (mais débordée en cas d'affluence), on y vérifiera vaguement vos papiers. Vous y verrez un cousin du totem de Kourou (même auteur). A Oiapoque, la gare routière est à la sortie de la ville: obligation de prendre un taxi pour 15 R$.
  • Durée: en diminution au fur et à mesure de l'avancée des travaux; compter autour de  11 heures, arrêts buffet compris. Attention, les problèmes techniques sont courants (notamment les crevaisons) et , même si c'est de moins en moins le cas avec l'avancée des travaux, la météo peut influer considérablement sur la durée du voyage à partir de janvier et jusqu'en mai, juin voire parfois juillet.
  • Réservations: Attention, en haute saison (grandes vacances et vacances de noël), les bus sont souvent pleins. Il faut parfois attendre trois jours pour avoir une place. Impossible de réserver à cette période, il faut se déplacer ou envoyer quelqu'un pour acheter le billet; en 2013, possibilité d'acheter en agence de transfert de fonds à Cayenne et Kourou (se munir de ses papiers d'identité; peu fiable avec Santanense). A Kourou, l'agence se situe dans les 205, un peu en retrait du Front de Mer.
  • Arrêts buffets: le bus s'arrête environ toutes les deux ou trois heures dans des resto-routes plus ou moins précaires. Acceptable à Caciporé, crado à Calçoene, correct dans la rodoviaria de Tartarugalzinho. Les dames éviteront, autant que possible, les sanitaires désastreux du carrefour de Calçoene.
  • Plus d'infos sur le forum.

En voiture-taxi

  • On préférera autant que possible le bus à ces transports "alternatifs" (comprendre clandestins) peu fiables et chers.
  • Depuis décembre 2012, l'installation d'un poste de la Police Routière Fédérale à quelques kilomètres d'Oiapoque vise à contrôler l'état des véhicules, les transports de marchandises et de passagers. Tous les 4x4 sont désormais dans le collimateur et sont inspectés. Il semblerait (témoignage de juillet 2013) que seuls les véhicules munis d'une plaque d'immatriculation rouge aient le droit de faire du transport de passagers.
  • Types de véhicules: On vous proposera des voitures de tourisme (à n'envisager que si la route est parfaitement sèche) ou des pick-up. Attention, tous ne sont pas à transmission intégrale! Si la route est très boueuse, il faut absolument, pour votre sécurité et pour éviter les galères, prendre un véritable 4x4 (souvent un véhicule récent). Insister sur ce point. Ceci dit, la route s'est beaucoup améliorée; il faut vraiment qu'il pleuve beaucoup pour rester planté. Les vieux D20 à propulsion se font rares désormais. Des pick-up plus récents les remplacent.
  • Embarquement: Si vous êtes un groupe suffisant pour remplir un pick-up, ça va: vous partirez tout de suite. Sinon, patience: il faudra attendre le remplissage complet de la cabine double, voire de la benne, avant de partir. Les tractations sont interminables, les promenades dans Oiapoque, pénibles, les faux départs exaspérants.
  • route_depuis_voitureTarifs: C'est la loi de l'offre et de la demande; en période de vacances, les prix flambent (de 150 R$ jusqu'à 300 parfois). Le véhicule complet se réserve autour de 4 fois ce prix, plus ou moins négociables selon la période. Négociez, et si vous avez le temps, préférez le bus.
  • Durée: Les durées annoncées sont souvent très optimistes; le temps gagné sur les bus est souvent négligeable. On peut toutefois descendre à moins de 8 heures, si l'on ne s'arrête pas.
  • Confort: si on s'installe bien, on est beaucoup moins secoué dans un bus.
  • Sécurité: Attention à l'état du chauffeur; généralement non propriétaires de leur véhicule, ils font sans cesse l'aller et retour sans se reposer, se dopent pour tenir le coup et sont donc parfois dangereux, surveillez-les!