La remise d'urnes funéraires amérindiennes saisies par les autorités françaises aux autorités brésiliennes illustre à la fois une bonne collaboration entre les deux pays, et peut-être l'existence d'un trafic vers l'Europe.
Au départ, il y a donc la saisie d'urnes funéraires amérindiennes lors du contrôle de routine d'un véhicule par les douaniers. Il se pourrait bien que ces reliques, datant de 1400 à 1700 avant JC, dont le commerce est interdit, aient eu pour destination le Suriname, puis l'Europe. Peut-être vers un commanditaire privé. Le "propriétaire" de ces urnes vit en Guyane et prétend les posséder depuis longtemps, mais elles pourraient provenir d'un site archéologique illégalement fouillé et pillé. L'enquête en cours permettra de déterminer si ces pièces, "trois magnifiques urnes funéraires de la Culture Maraca de l'Amapa, Brésil, deux anthropomorphes, en bon état de conservation, et une anthropozoomorphe", selon la préfecture, proviennent d'un vol commis en juillet 2010 dans des grottes connues de l'état d'Amapa.
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