Les deux sénateurs guyanais -Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette- accompagnés de deux collègues hexagonaux -Roland Du Luart et René Beaumont- passeront le 7 septembre, jour de l'indépendance brésilienne, à oiapoque puis Macapa.
Qu'on se rassure, nos vaillants parlementaires ne joueront pas aux aventuriers dans les 4x4 d'Oiapoque, mais auront le privilège de faire le trajet à bord d'un avion des forces Aériennes Brésiliennes. Invités par le jeune et très ambitieux sénateur amapaense Randolfe Rodrigues -il est le benjamin du sénat brésilien- les parlementaires français sont censés prendre la mesure des problèmes de la frontière et de la région amazonienne en rencontrant des représentants de la "société civile " oiapoquense (associations des habitants, piroguiers, commerçants et représentants des communautés amérindiennes) avant de déjeuner avec les autorités locales. Ils se rendront ensuite à Macapa où ils rencontreront le maire, Roberto Goes, avant de dîner avec le gouverneur Camilo Capiberibe. Ils visiteront le lendemain le port de Santana, que les Amapaenses verraient bien profiter de l'ouverture de la route vers Cayenne.
On s'étonnera tout de même de la date choisie -le jour de la fête nationale brésilienne- plus propice aux agapes qu'au travail, et certainement pas la meilleure pour se "rendre compte des réalités" de la région. Nulle trace dans le communiqué publié sur le blog du sénateur Randolfe Rodrigues des problèmes liés à l'orpaillage et des déclarations vaguement fracassantes de Jean-Etienne Antoinette dans France-Guyane, qui réclamait "un discours de fermeté face au gouvernement brésilien" suite à l'échange de tir ayant entraîné la mort d'un orpailleur clandestin et la grave blessure d'un gendarme participant à l'opération Harpie, la semaine passée. Il indiquait vouloir sensibiliser ses homologues brésiliens à l'urgence de faire ratifier par le parlement de Brasilia l'accord franco-brésilien de lutte contre l'orpaillage clandestin.
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