Les visites guyanaises se succèdent à un rythme soutenu en Amapa. Cette fois-ci, le président du Conseil Régional adopte une position semble-t-il plus volontariste.
On se rappelle que la visite des deux sénateurs de Guyane avait été diversement commentée par la presse amapaense. Celle de Rodolphe Alexandre (accompagné notamment d'un représentant de la préfecture et du 1er adjoint de Saint Georges), sans déclencher d'enthousiasme débordant est plus positivement rapportée. Un communiqué de l'Assemblée Législative locale de l'Amapa est d'abord repris un peu partout, indiquant que "la Guyane Française veut faire des affaires avec l'Amapa",et que les dirigeants guyanais seraient plus particulièrement intéressés par les produits alimentaires, "surtout la viande, le poulet et le poisson brésiliens".
Devant la presse, Rodolphe Alexandre se serait montré optimiste sur le fait que les tractations entre les autorités brésiliennes et françaises accéléreraient le rapprochement des relations binationales. Il a également abordé les barrières qui empêchent encore de plus grands échanges entre le Brésil et la Guyane, indiquant que "la France fait partie de l'Union Européenne qui dicte les règles d'entrées des marchandises et des services", et que "le Brésil doit donc s'adapter à ces règles". Un membre de la délégation a cité l'exemple de la viande produite à Oiapoque: "Il n'est pas possible d'acheter de la viande à Oiapoque, car là, aucun abattoir n'est aux normes exigées par l'Union Européenne".
La délégation devait participer à des réunions à l'assemblée législative locale, puis au Tribunal de Justice de l'Amapa, et avec des organismes représentant le monde de l'entreprise.
Le port de Santana est l'objet de toutes les attentions
Le lendemain, les Franco-Guyanais se sont rendus, à l'instar des sénateurs la semaine précédente, sur le port de Santana, visiblement objet de beaucoup d'intérêt de la part des autorités guyanaises (les problèmes de tirant d'eau et d'accessibilité du port de Degrad des Cannes n'étant sans doute pas étranger à cela).
Confusion sur la répartition des pouvoirs en Guyane
A noter que les journalistes de l'Amapa seront certainement soulagés une fois la fusion des deux assemblées guyanaises opérées: les articles montrent une grande difficulté à identifier qui est qui, qui fait quoi, et qui a le pouvoir de décider quoi en Guyane entre parlementaires, préfecture, région et département. Le tout complété par de nombreuses erreurs sur l'orthographe des noms ("Rudolf Alexander" dans A Gazeta!)...
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